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Somalie : 6 morts dans un attentat à la voiture piégée


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Somalie : 6 morts dans un attentat à la voiture piégée

Au moins six personnes ont été tuées et une dizaine blessées lundi après-midi dans un attentat à la voiture piégée à Mogadiscio perpétré par les insurgés islamistes shebab, a-t-on appris de source policière.

La voiture piégée a explosé à proximité immédiate d’un café italien situé dans la rue Maka Al-Mukarama, une artère très fréquentée du centre de la capitale somalienne et qui mène au palais présidentiel.

Pour le moment, nous avons dénombré six morts dans l’explosion, des civils. La voiture remplie d’explosifs a explosé près d’un café italien“, a déclaré à l’AFP un policier présent sur place, Mohamed Abdulahi.

L’explosion a été très forte et de nombreuses personnes se trouvaient là lorsqu’elle est survenue. J’ai vu plusieurs morts et des blessés“, a pour sa part rapporté un témoin, Abdukadir Ise.

Les islamistes radicaux shebab, affiliés à Al-Qaïda, ont revendiqué l’attentat dans un communiqué posté sur un site internet qui relaie habituellement leurs messages.

Les combattants shebab ont mené une attaque à la voiture piégée qui ciblait des membres des forces de sécurité, de l’armée et des services de l’immigration“ ayant leurs habitudes dans ce café, selon le communiqué.

Un haut gradé a été tué dans l’explosion, selon le communiqué, mais cette information n’a pas pu être confirmée de source indépendante.

Selon plusieurs sources policières interrogées par l’AFP, on ignorait en l‘état si la voiture piégée était garée près du café italien ou si un kamikaze au volant l’a projetée contre l‘établissement.

Les shebab ont juré la perte du fragile gouvernement central somalien, soutenu à bout de bras par la communauté internationale et par les 22.000 hommes de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom).

Confrontés à la puissance de feu de l’Amisom déployée en 2007, les shebab ont été chassés de Mogadiscio en août 2011. Ils ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, jusque dans la capitale.

Mi-février, ils avaient menacé de mener une guerre “sans merci” contre le nouveau président Mohamed Abdullahi Mohamed.

Et le 9 avril, ils avaient manqué de peu de tuer, dans un attentat kamikaze, le nouveau chef de l’armée somalienne Mohamed Ahmed Jimale qui venait d‘être nommé par le président Mohamed. Ce dernier lui a confié la lourde mission, en parlant des shebab, de “libérer les zones dans lesquelles ils sont stationnés”.

Avec agence (AFP)

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