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France : top départ pour 428 candidats de Macron aux législatives


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France : top départ pour 428 candidats de Macron aux législatives

C’est le deuxième grand défi, après sa conquête du pouvoir accomplie, auquel doit faire face le nouveau président français, Emmanuel Macron : décrocher la majorité absolue à l’Assemblée nationale afin de faire passer ses réformes. Le général en chef de La République en marche ne peut donc pas rater sa campagne des élections législatives (prévues les 11 et 18 juin) en lançant sur le champ de bataille des troupes fraîches mais mal entraînées, mal encadrées, pas assez expérimentées…

La première vague de candidats a été dévoilée ce jeudi par Richard Ferrand, le secrétaire général du tout jeune parti présidentiel, et par Jean-Paul Delevoye, le président de la Commission d’investiture. 428 noms sont sortis du chapeau, dont l’exacte moitié sont des femmes, mais il faut au total pourvoir 577 circonscriptions. Il reste du pain sur la planche car le temps est maintenant compté, c’est vendredi 19 mai que le dépôt légal des candidatures en préfecture va s’achever.

Des promesses à tenir absolument

La République en marche est attendue au tournant, elle a promis de renouveler, de proposer une pluralité politique, de présenter au moins 50% de femmes, de faire entrer dans la course des candidats issus de la société civile.

L‘équipe du président Macron est réaliste, des questions se posent et vont se poser :

- Combien de députés issus du Parti socialiste ont-ils réussi leur examen de passage vers le mouvement présidentiel ? 24 pour le moment, a annoncé Richard Ferrand, mais l’ancien Premier ministre Manuel Valls n’en fait pas partie car il a déjà effectué trois mandats de député. Cependant, La République en marche ne lui mettra pas de bâtons dans les roues dans son fief de l’Essonne.

- La droite, Les Républicains, affirme qu’il n’y a aucune fuite chez elle. Est-ce vrai ? Oui, sauf une exception, Louis Vogel, le maire de Melun :

François Baroin, qui effectuait dans le Nord son premier déplacement de campagne pour Les Républicains, n’a pas été tendre avec le mouvement d’Emmanuel Macron. “C’est une opération de recyclage du Parti socialiste en déshérence, a-t-il déclaré. Plusieurs députés socialistes sortants sont intégrés, il y a beaucoup de collaborateurs des ministères sortants de la présidence Hollande”.

- Les femmes étaient peu nombreuses à vouloir y aller en début d’année. Le compte est-il bon aujourd’hui ? Oui, elles sont 214, autant que les hommes.

- Les candidats de la société civile parachutés sur le terrain vont-ils être assez costauds pour résister à la pression ? Il faudra logiquement attendre leur baptême du feu pour le savoir…

Voici tous les détails donnés par La République en marche :