DERNIERE MINUTE

L’Etat britannique s’est totalement désengagé du Lloyds Banking Group en vendant sa dernière action ce mercredi. Tout un symbole : il s’agit de la première banque britannique renflouée lors la crise des subprime à se défaire du contrôle de l’Etat.

Londres avait injecté 23 milliards d’euros pour prendre une part de 43% dans la première banque de dépôt du pays, au bord de la faillite en 2008. D’après Lloyds, en revendant ses dernières parts près de dix ans plus tard, l’Etat a réalisé plus d’un milliard d’euros de profit. Une affirmation partagée par le ministre britannique des Finances, Philip Hammond.

Un chiffre contesté par certains analystes, comme William Wright, du think tank New Financial. Ce dernier affirme qu’en prenant compte l’inflation, le trésor britannique a perdu plusieurs milliards d’euros.

Alors qu’aux Etats-Unis, les établissements renfloués ont remboursé l’Etat avant 2010, Londres n’a récupéré que la moitié des 160 milliards d’euros injectés dans le secteur bancaire lors de la crise.

Symbole de ces difficultés : sa participation de 73% dans Royal Bank of Scotland (RBS), qui enchaîne les exercices déficitaires depuis son renflouement.