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Bilan sévère de la presse allemande dans le sillage du G20


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Bilan sévère de la presse allemande dans le sillage du G20

“Qui connaît ces criminels du G20 ?” Photos à l’appui, la une du Bild, le quotidien le plus lu d’Allemagne, était sans concession ce lundi. Le journal réclame que les violences commises en marge du G20 soient dûment punies. Au total, plus de 200 personnes ont été interpellées. Pour le ministre de l’Intérieur, certaines se sont rendues responsables de faits très graves.

“Quand on voit les images de Schanzenviertel, à Hambourg, on ne peut pas comprendre que quelqu’un ait l’idée de décrire comme des activistes politiques ces gens prêts à jeter des pavés sur d’autres personnes depuis des toits d’immeubles. Faire cela, c’est se préparer à une tentative de meurtre”, a martelé Thomas de Maizière.

Des incendies provoqués par des cocktails molotovs, du mobilier urbain saccagé, des magasins vandalisés… Cela s’est produit dans deux quartiers tout proches du lieu où les dirigeants des 20 pays les plus industrialisés étaient réunis, des quartiers qui ont connu de véritables scènes de chaos. Pointé du doigt, le maire de Hambourg se défend tout en faisant profil bas.

“Nous avions préparé un gigantesque dispositif policier pour garantir la sécurité des participants au sommet et du public, assure Olaf Scholz. Pour ce qui est de l’ampleur des destructions, nous n’avons pas pu les empêcher autant que ce que nous l’espérions.”

Pour deux jours de sommet, Hambourg aura connu près d’une semaine de tensions. Le choix de cette ville, haut lieu de l’activisime d’extrême-gauche, pour cette grand-messe mondiale était-il judicieux ? C’est la question que pose ouvertement la presse allemande au moment du bilan.