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Le Français Mark Karpeles, ex-baron des Bitcoins jugé à Tokyo

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Le Français Mark Karpeles, ex-baron des Bitcoins jugé à Tokyo

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“Je jure devant Dieu que je suis innocent”. Ce sont les mots du Français Mark Karpeles, mardi au tribunal de Tokyo lors de la première audience de son procès pour des transactions obscures relatives à la plateforme d‘échange de bitcoins désormais en faillite, MtGox.

Le Français de 32 ans comparaît notamment sous les chefs d’accusation de manipulations de données informatiques et de détournement de fonds commerciaux “dans le but de couvrir des frais personnels, avec manquement aux obligations découlant de sa charge”. Une centaine de particuliers attendaient devant le tribunal, mais seulement 21 ont été choisis par tirage au sort pour assister à cette première audience.

Mark Karpeles, qui s’est défini devant les magistrats comme “informaticien”, bénéficie de l’assistance de deux interprètes japonaises. La lecture de l’acte d’accusation, avec forces détails, a duré près de 30 minutes en japonais, puis autant en français, une durée inhabituelle, au point que le juge principal a demandé au prévenu de s’asseoir. Mark Karpeles a contesté avoir sciemment usé à des fins personnelles de l’argent d’autrui et a une fois encore affirmé que la plateforme MtGox avait été victime d’une attaque informatique extérieure. “La faillite de MtGox a entraîné beaucoup de dommages et, en tant que PDG à l‘époque, je présente mes excuses”, a-t-il déclaré.

De nombreux investisseurs attendent ce procès et espèrent récupérer un pourcentage de leur mise initiale. Selon des médias japonais, les sommes qu’ils avaient investies pourraient leur être remboursées en tout ou partie, au choix en devises traditionnelles ou en bitcoins. Mark Karpeles avait été mis en examen mi-septembre 2015 puis emprisonné, après déjà 6 semaines de garde-à-vue, pour falsification d’informations et détournement d’une somme de 321 millions de yens (2,4 millions d’euros).

Relâché il y a un an moyennant une caution, cet informaticien chevronné qui avait déjà écopé d’une condamnation en France en 2010 pour intrusion dans un système informatique, prépare depuis sa défense, selon son avocat, Kiichi Iino.