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Nicolas Maduro vs "Despacito"

Il tentait de détendre l'atmosphère, c'est raté

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Nicolas Maduro vs "Despacito"

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Il tente de détendre l’atmosphère… Nicolas Maduro, le président du Venezuela, a détourné la chanson populaire de cet été, “Despacito”, pour promouvoir la prochaine élection de l’Assemblée constituante.
Un coup de communication du chaviste qui a énervé les auteurs du tube planétaire. Le chanteur porto-ricain Luis Fonsi, de même qu’Erika Ender, co-auteure panaméenne, ont dénoncé l’utilisation politique de “Despacito”, qui signifie “lentement” en français.
Voici leurs réactions sur les réseaux sociaux :

A plusieurs occasions, j’ai dit à quel point j’appréciais les différentes versions de Despacito qui sortent dans le monde, cependant, il y a des limites. Je n’ai jamais été consulté, je n’ai jamais autorisé l’utilisation de Despacito à des fins politiques, et encore moins dans la situation déplorable dans laquelle se trouve le Venezuela, un pays que j’aime tant, où je vis. Ma musique est faite pour écouter et pour faire la fête, pas pour être utilisée à des fins de propagande, de manipulation de la volonté d’un peuple qui crient pour sa liberté et un avenir meilleur.“#sosvenezuela #iamwithvenezuela”

Quant à Erika Ender, elle a dit :

Je ne suis pas d’accord avec ça. Je ne peux pas voir autant de douleur chez un peuple que j’affectionne tant ; des combattants, des gens ayant une volonté de fer, des gens bons qui n’ont pas arrêté de combattre pour leur liberté, leurs droits. J’adore le Venezuela, un pays qui m’a offert de vrais frères de coeur, des frères qui souffrent de la situation actuelle. Voir que la chanson que j’ai co-signée a été utilisé sans ma permission pour promouvoir une campagne lié à un régime qui fait tant de malheureux, qui fait souffrir le pays, ça ne me rend pas heureuse, mais ça me met en colère et je n’approuve pas cet usage.

L‘élection de l’assemblée constituante, prévue en fin de semaine, provoque la colère de l’opposition depuis avril, elle a engendré des manifestations et des heurts meurtriers entre forces de l’ordre et manifestants : une centaine de personnes ont été tuées, sans parler des arrestations.