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Dans les coulisses d'Operalia avec Plácido Domingo


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Dans les coulisses d'Operalia avec Plácido Domingo

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Plácido Domingo, Président-fondateur d’Operalia, nous explique pourquoi il a choisi l’opéra d’Astana pour accueillir la 25ème édition du concours de chant international. Nous le voyons préparer Maria Mudryak et Levy Sekgapane à l’ultime épreuve : la finale.

Sur Plácido Domingo, Alan Buribayev, le chef d’orchestre permanent de l’opéra d’Astana, ne tarit pas d‘éloges. “Maestro Plácido Domingo est une institution à lui seul. C’est un chanteur incroyable, un merveilleux chef d’orchestre, c’est un mécène des arts, et nous sommes extrêmement honorés et extrêmement heureux qu’il ait organisé Operalia cette année à l’Opéra d’Astana.

Mais pourquoi justement l’opéra flambant neuf d’Astana ? “C’est une nation qui a grandi en très peu de temps. Ils ont construit un opéra fantastique – où nous nous trouvons – et ils adorent réellement l’opéra. En trois ans, ils ont monté quelque chose comme 28 productions et le public est enthousiaste. Donc pourquoi pas ?“ répond Plácido Domingo.

Un Kazakhstan d’autant plus enthousiaste qu’une enfant du pays participe à la finale : la soprano Maria Mudryak, 23 ans. Comme tous les finalistes, elle a bénéficié d’une session de travail avec le Maestro. Comme lors de la première édition du concours à Paris en 1993, Plácido Domingo se prête au jeu avec délectation, soucieux de transmettre un savoir acquis au cours d’une carrière longue et exemplaire.

Je dis toujours aux chanteurs : la musique, c’est d’abord des mathématiques. Mais derrière, cachées dans ces mathématiques, il y a toute la passion, la comédie, les larmes, la tragédie,“ explique-t-il. “Dans les concours, je dis l’inverse aux candidats. Je leur dis : vous participez et vous y mettez tout votre coeur, toute votre passion. Et à la fin, on en revient aux mathématiques. Parce que vous pouvez obtenir un 8, un 9, un 10. Parfois, la victoire se joue sur un point ou deux !

Le ténor sud-africain, Levy Sekgapane, savoure encore sa session de travail avec ce monstre sacré de l’opéra. “Quand on a travaillé sur mon morceau de Zarzuela, c‘était un plaisir de voir sa personnalité ressortir avec cette musique. Il était vraiment en symbiose avec cette musique du plus profond de son être.

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