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Bruxelles ne veut pas de "jungle"

Depuis la fermeture de la jungle de Calais les migrants sont de plus en plus nombreux à Bruxelles pour tenter de rejoindre le Royaume-Uni.

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Bruxelles ne veut pas de "jungle"

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L’histoire est-elle en train de se répéter à Bruxelles? Les migrants se rassemblent à nouveau dans le parc Maximilien. Pour empêcher l’installation d’un camp comme en 2015, la police multiplie les interventions. Mais les ONG dénoncent des intimidations. Magali Clerbaux, responsable pour la Croix-Rouge, s’emporte contre la confiscation des papiers, des téléphones mais aussi «des sacs de couchage, des sacs à dos, des couvertures, des vêtements parfois ».
Selon la police il y aurait près de 600 migrants dans le parc Maximilien et ses alentours. Ils viennent principalement du Soudan et d’Erythrée. Depuis la fermeture de la jungle de Calais, les autorités belges, qui n’ont pas répondu à notre demande d’interview, craignent de voir la création d’un camp de réfugiés à Bruxelles.
Comme en 2015, les ONG s’organisent aussi pour venir en aide aux migrants. Elles aussi ont renforcé leur présence ces dernières semaines. Yassine Haj Idrissi a fondé l’organisation Belgian Kitchen qui apporte des repas aux réfugiés. « Quand on a commencé à distribuer il y avait 250 personnes en moyenne, maintenant on arrive à distribuer des fois 600-650 plats », explique-t-il. Mais désormais les migrants ne cherchent plus à demander l’asile en Belgique. Bruxelles ne représente qu’une étape avant de rallier le Royaume-Uni.