DERNIERE MINUTE

DERNIERE MINUTE

Des Catalans toujours déterminés à voter

Vous lisez:

Des Catalans toujours déterminés à voter

Taille du texte Aa Aa

“On va voter” : les indépendantistes catalans ne désarment pas. Ils sont encore des milliers jeudi à manifester à Barcelone pour réclamer la tenue d’un référendum d’autodétermination le 1er octobre prochain, un scrutin interdit par Madrid. L’exécutif espagnol qui multiplie les opérations pour empêcher sa tenue.

“Nous n’avons pas peur, nous voulons voter car nous avons le droit de décider explique Malena une manifestante. Peu importe ce que nous voterons, nous voulons voter.”

“C’est compliqué de trouver une solution parce que l’Etat fait tout son possible pour éviter le dialogue affirme Ramon. Il y a 5 ou 6 ans, cela aurait pu être possible de discuter de ce processus autour d’une table de négociation et la plupart des gens qui sont ici aujourd’hui, ne serait pas là.”

Ces deux derniers jours, les forces de l’ordre ont saisi près de 10 millions de bulletins de vote et les convocations qui devaient être adressées à environ 45.000 assesseurs.


C’est surtout l’arrestation d’une dizaine de responsables du gouvernement catalan qui ne passe pas.


Les Catalans sont partagés presque à parts égales entre indépendantistes et ceux qui veulent que la Catalogne reste une région d’Espagne. En revanche, plus de 70% souhaitent pouvoir s’exprimer à travers un référendum.
Actuellement 34,7% des sondés en Catalogne se prononcent pour “un Etat indépendant” quand on leur demande de choisir entre différentes formes d’organisation, selon le baromètre de juin du Centre d‘études d’opinion catalan. Ce pourcentage était de 13,9% en mars 2006. A la question plus directe “Voulez-vous que la Catalogne devienne un Etat indépendant”, 41,1% des Catalans ont répondu “oui” en juin, 49,9% “non”.

Les deux camps estiment agir au nom de la démocratie, mais les esprits s‘échauffent. Le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy refuse ce référendum au nom du respect de la Constitution, garante de la démocratie et de l’unité du pays. Carles Puigdemont, le président séparatiste de la Catalogne, fait valoir que le peuple catalan doit pouvoir se prononcer sur son avenir, au nom d’un “droit civil” indispensable dans un régime démocratique.


Un cycle répression-contestation dont les conséquences politiques et sociales restent inconnues.


avec AFP