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Siemens-Alstom : La France veut rassurer

Le gouvernement français promet avoir obtenu des garanties sur le rapprochement Alstom-Siemens, notamment en matière d'emploi.

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Siemens-Alstom : La France veut rassurer

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Les activités ferroviaires des groupes français et allemands vont fusionner “entre égaux”, une alliance économique pour contrer le géant chinois CRRC : l’annonce, attendue, est intervenue mardi.

Les habituelles critiques de la droite et de l’extrême gauche n’ont pas tardé… réponse de Bruno Lemaire : “C’est une bonne nouvelle pour Alstom, c’est une bonne nouvelle pour les salariés d’Alstom et pour les sites. C’est une bonne nouvelle pour l’industrie européenne. Nous allons créer avec cette fusion le deuxième constructeur mondial de transport ferroviaire et de signalisation”.

Le TGV deviendra donc franco-allemand dans un premier temps, mais l’accord prévoit que Siemens pourra monter au-delà de 50,5% du capital au bout de quatre ans.

Joe Kaeser est le CEO de Siemens : “la nouvelle entreprise Siemens Alstom maintiendra ses racines française et allemande, a t-il déclaré. En ce qui concerne l’agenda, notre but est de conclure a transaction d’ici la fin de l’année calendaire 2018”.

Plusieurs syndicats d’Alstom ont pourtant exprimé leurs “craintes pour l’emploi” à moyen terme, estimant que les deux sociétés allaient faire doublon sur toutes leurs activités. D’autres ont regretté ce qu’ils appellent “un abandon d’Alstom” par l’Etat français.