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Québec : début du procès de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic

Les trois accusés plaident non coupable, 47 personnes sont mortes à Lac-Mégantic en 2013

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Québec : début du procès de la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic

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Quatre ans après la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic au Québec, le procès des trois cheminots tenus pour responsable a débuté. C’est à Sherbrooke que l’ancien conducteur du train de la société Montréal, Maine & Atlantic, Thomas Harding, le contrôleur Richard Labrie et leur supérieur Jean Demaître sont jugés pour négligence criminelle. Les trois anciens cheminots ont tous plaidé non coupable.

L’avocat de Thomas Harding, Thomas Walsh, expliquait à l’ouverture du procès : “Monsieur Harding, comme vous pouvez le comprendre, est très anxieux et il attend ce procès depuis très longtemps, il est soulagé qu’il commence.“ finalement.”

La catastrophe pour laquelle ils sont jugés a fait 47 morts à Lac-Mégantic, au Québec en juillet 2013.

Parqué sans surveillance en haut d’une colline, le convoi de 72 wagons-citernes remplis de pétrole s‘était progressivement mis en branle dans la nuit du 6 juillet avant de prendre de la vitesse et de dérailler au centre de Lac-Mégantic.
Presque tous les wagons avaient explosé, soufflant également une trentaine de bâtiments et forçant l‘évacuation de 2 000 habitants de cette localité des Appalaches, située à 250 km à l’est de Montréal.

Le procès des trois hommes devrait durer trois à quatre mois et les accusés sont passibles, au maximum, d’une peine d’emprisonnement à perpétuité s’ils sont reconnus coupables.

L’enquête du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) avait permis d‘établir que le conducteur, Thomas Harding, avait actionné les freins que sur cinq locomotives et deux wagons lorsqu’il avait stationné le convoi à une dizaine de kilomètres de la ville.

Les enquêteurs avaient aussi pointé du doigt le laxisme du ministère canadien des transports dans sa surveillance de la société ferroviaire. Celle-ci avait “une faible culture de sécurité et n’avait pas de système de gestion de la sécurité fonctionnel pour gérer les risques”, avaient déterminé les enquêteurs.

Un autre procès aura lieu ultérieurement pour déterminer la responsabilité de la société Montreal, Maine & Atlantic (MMA), qui s’est déclarée en faillite juste après la catastrophe.

Avec AFP