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Lombardie et Vénétie vers l'autonomie ?

Le oui l'a très largement emporté lors du référendum de dimanche, mais les conséquences restent difficiles à évaluer.

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Lombardie et Vénétie vers l'autonomie ?

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98 % de oui en Vénétie, 93 % en Lombardie : les électeurs de ces deux régions du nord de l’Italie se sont largement prononcés dimanche en faveur de davantage d’autonomie. Même si la participation à ce référendum n’a été que de respectivement 57 % et 38%, le résultat est sans appel. Pourtant, dans les rues de Milan, les réactions sont mitigées.

“Pour moi”, dit cette femme, “ces résultats sont très bons, que ce soit en Vénétie ou en Lombardie. Les Italiens, les Lombards se sont exprimés, et ce vote massif doit être pris en compte.” Cette autre Milanaise lui répond que c‘était “une campagne électorale pour la Ligue du Nord, rien d’autre.”

“Je n’ai pas voté” assure cet homme, parce que j‘étais opposé à l’autonomie. Je suis pour un Etat centralisé.” “Selon moi”, ajoute un autre passant, “les Etats sont dépassés, ils doivent adopter de nouvelles règles et une nouvelle organisation.”


Le président de la Vénétie, issu de la très droitière Ligue du Nord, évoque un “big bang” institutionnel. Il répète à l’envie que sa région – qui représente avec la très riche Lombardie 30 % du PIB italien – verse trop d’impôts à l’Etat. Un sentiment partagé – et la presse s’en fait l‘écho – dans tout le nord du pays.

Massimo Rebotti, journaliste au Corriere della Sera : “Il y a une grande région qui s‘étend au-delà de la Lombardie et de la Vénétie. Le Corriere della Sera en a fixé les limites méridionales à l’A4, l’autoroute qui va de Turin à Trieste. Cette région demande à pouvoir être plus compétitive en Europe. C’est l’aspect le plus intéressant du vote.”

Paola Cavadi, envoyée spéciale d’Euronews : “Trois millions de Lombards et deux millions de Vénitiens ont demandé davantage d’autonomie lors du référendum de dimanche. Rome va devoir tenir compte de cette donnée. L’inconnue, c’est justement l’attitude que le gouvernement va adopter vis-à-vis des partis en faveur de l’autonomie. La réponse viendra très vite à travers les élections nationales.”