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ONG, réfugiés : des liens indéfectibles

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ONG, réfugiés : des liens indéfectibles

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Une dernière étreinte avant de voir partir les réfugiés dont elle s’occupe depuis 18 mois. Lisa Campbell ne cache pas son émotion.
Le camp d’Oinofyta à une cinquantaine de kilomètres d’Athènes. ferme ses portes ce vendredi. Cette Américaine de 53 ans, fondatrice de l’ONG Do your part, y travaillait depuis le premier jour : “J’ai appris à aimer ces gens dont je me suis occupée. Cette expérience a confirmé tout ce que je savais déjà. Nous sommes tous pareils, en tant qu‘êtres humains et ces personnes-là ont besoin de quelqu’un qui les défendra, qui résistera aux gens et aux organisations et qui dira ce n’est pas juste, ça ne doit pas être comme ça.”

Même si elle ne comprend pas la décision des autorités grecques, elle n’entend pas rentrer aux États-Unis où vit toute sa famille. Pendant presque 30 ans, elle a consacré sa vie à aider les autres. En restant en Grèce, elle veut continuer à se battre pour les droits des réfugiés : “Il faut éliminer la bureaucratie, et traiter les réfugiés comme des êtres humains. Ce ne sont pas seulement des chiffres, ce sont des personnes. Je sais qu’ils sont nombreux, mais ce sont des êtres humains. Il faut apprendre à les connaître, à découvrir qui ils sont, et arrêter d’avoir si peur de ces gens et cela, dans toute l’Europe.”

“C’est l’heure des adieux explique Apostolos Staikos, un de nos correspondants en Grèce. Mais au cours des 18 derniers mois, les bénévoles, les travailleurs des ONG et les réfugiés sont devenus des amis. A partir d’aujourd’hui, ils essaieront de rester en contact pour prendre des nouvelles des uns et des autres.”