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Paradise papers : Elisabeth II aurait plus de 11 millions d'euros dans des paradis fiscaux

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Paradise papers : Elisabeth II aurait plus de 11 millions d'euros dans des paradis fiscaux

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C’est une plongée inédite dans les circuits opaques de l’optimisation fiscale. Une enquête de plus d’un an mené par un consortium international de journalistes. Les Paradise Papers, 13 millions et demi de documents provenant d’un cabinet d’avocats basé aux Bermudes nommé Appleby. Parmi les noms qui y figurent, la reine d’Angleterre Elizabeth II. 10 millions de livres sterling auraient ainsi été transférés aux Iles Caïmans et aux Bermudes.

Mais la liste ne s’arrête pas là. Wilbur Ross, le Secrétaire du commerce américain, une des figures du gouvernement Trump y est aussi mentionné. Ils entretiendrait des liens troubles avec des proches de Vladimir Poutine.

Côté show-business, Bono ou encore Madonna sont aussi épinglés pour avoir placé de l’argent dans ces paradis fiscaux. Une pratique qui il faut le rappeler est autorisée par la loi. “Ce n’est pas parce que c’est légal que c’est légitime, ou moralement correct. Nous voyons la disparition de milliards qui devraient être imposés”, explique Bastian Obermayer, journaliste au Süddeutsche Zeitung ayant participé au projet.

En plus du quotidien bavarois, ce sont 96 médias dans 67 pays qui ont participé à la publication de cette enquête d’une ampleur rare et qui met le doigt sur une pratique courante parmi les ultra riches. Ils font appel à des cabinets spécialisés comme Appleby, payés très cher pour trouver les failles du système de taxation et placer l’argent à l’abri aux quatre coins du monde dans des paradis fiscaux.

Selon une enquête de l’OCDE , l’optimisation fiscale créerait chaque année un manque à gagner situé entre 100 et 240 milliards d’euros au niveau mondial.