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Rohingyas : silence de l'ASEAN, l'exode se poursuit

Alors que le sort de cette minorité birmane est passé sous silence au sommet de l'ASEAN, ils continuent de fuir par milliers

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Rohingyas : silence de l'ASEAN, l'exode se poursuit

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Le sort des Rohingyas, un dossier mis sous le tapis au sommet de l’ASEAN… Les conclusions du sommet qui se tient à Manille devraient tout au plus faire référence à l’importance de l’aide humanitaire, sans citer nommément cette minorité musulmane qui fuit en masse la Birmanie. Sur une plage de la baie du Bengale à laquelle ont pu accéder des journalistes étrangers, ils sont un millier à attendre qu’une embarcation les conduite au Bangladesh.

“Nous ne retournerons pas dans nos villages, assure Sauli Mullahhe, un homme d’une trentaine d’années. Nous avions un seul but quand nous les avons quittés, ne surtout pas y retourner.”

Certains sont là depuis plus d’un mois, et la police birmane, qui patrouille sur la plage et ses alentours, affirme ne pas s’opposer à leur départ.

Depuis le début de l’opération lancée fin août par l’armée birmane en réponse à des attaques d’activistes rohingyas, cette communauté est réprimée dans l’Etat de Rhakine, à l’ouest du pays, et près de 900 000 d’entre eux se sont réfugiés au Bangladesh voisin, où les camps ne cessent de s‘étendre, malgré des conditions sanitaires de plus en plus alarmantes.


Si les Nations Unies dénoncent ouvertement une opération “d‘épuration ethnique”, les Occidentaux sont peu enclins à blâmer le gouvernement d’Aung San Suu Kyi, et invoquent la responsabilité de l’armée.