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Antilles : deux milliards d'euros de dégâts

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Antilles : deux milliards d'euros de dégâts

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Les ouragans Irma et Maria ont engendré près de 2 milliards d'euros de dégâts aux Antilles au mois de septembre. Une facture (de 1,956 milliard exactement) estimée par l'Etat et qui comprend l'habitat et les biens assurables, qu'ils soient publics ou privés, à Saint-Martin et en Guadeloupe.

La France demande une aide du Fonds de Solidarité de l'Union européenne

Une estimation qui va permettre à la France de solliciter l'aide de l'Union européenne.

"La commission européenne va instruire cette demande qui concerne le Fonds de Solidarité de l'Union européenne et qui permet de venir en aide à des zones d'Europe qui sont frappées par une catastrophes naturelle du type de celle d'Irma", explique à euronews Philippe Gustin, préfet à la reconstruction des îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy. 

"C'est une vraie aide qui sera octroyée sur la base des factures qui pourront être présentées pour tout ce qui est lié à la gestion de l'urgence, la gestion de la crise et à la remise en état des éléments qui ont été perturbés par le cyclone".

Une aide qui sera soumise au vote des députés européens en décembre. 

Elle pourrait être d'au moins 50 millions d'euros, d'après les autorités françaises. 

En revanche, elle ne concerne pas Saint-Barthélémy.

L'état de catastrophe naturelle élargi en Guadeloupe

Les particuliers et les entreprises seront eux indemnisés en fonction de leur polices d'assurances

L'état de catastrophe naturelle a été élargi cette semaine en Guadeloupe pour inclure les dommages provoqués par les vents violents.

A Saint-Martin, où la population vit grâce au tourisme, on s'attend à une saison blanche. L'activité économique ne reprendra réellement qu'en octobre ou novembre 2018.

"Après la phase d'urgence -qui n'est d'ailleurs pas tout-à-fait terminée parce qu'on a encore quelques soucis en particulier sur l'alimentation en eau ou sur le téléphone fixe- on n'est pas encore dans la reconstruction avec les tôles et les parpaings, on est là dans une phase qui est intermédiaire et qui doit nous permettre de construire et de reconstruire de la manière la plus respectueuse possible de l'environnement et des risques", relate Philippe Gustin.

"La population reste marquée non seulement par le cyclone mais aussi par les suites immédiates du cyclone : le fait d'avoir dû vivre sans eau, sans électricité, sans communication, ont été des éléments qui ont été parfois au moins aussi perturbants que le cyclone lui-même", témoigne Philippe Gustin. 

Irma, un cyclone de catégorie 5, a endommagé 95% du bâti et tué 11 personnes à Saint-Martin le 6 septembre. 

Moins de deux semaines plus tard, Maria s'abattait à son tour sur la Guadeloupe, dévastant l'intégralité des bananeraies, la principale culture d'exportation de l'île.

Avec AFP.