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Calme précaire au Honduras

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Calme précaire au Honduras

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Du verre brisé jonchant le sol, des grilles de commerces endommagées. Si le calme est revenu à Tegucigalpa, c'est un triste spectacle qu'offre la capitale du Honduras. Partout, les stigmates de la colère des partisans de l'opposition et de leurs affrontements avec les forces de l'ordre. Depuis vendredi soir, le calme est revenu, état d'urgence et couvre-feu oblige. Mais la cause des tensions est toujours là : une élection présidentielle aux résultats incomplets et contestés.

Si les partisans du candidat de l'opposition pensaient la victoire acquise, la tendance s'est inversée au fil des jours, à mesure que l'interminable dépouillement progressait. Les manifestants descendus dans les rues ces derniers jours sont convaincus qu'il y eu fraude électorale.

Mais le président sortant, le conservateur Juan Orlando Hernandez, n'entend pas renoncer à une victoire qu'il assure légitime. C'est à la faveur d'une décision controversée de la Cour suprême qu'il a pu briguer un second mandat dans un pays où la constitution l'interdit.

Son adversaire de gauche, Salvador Nasralla, réclame la vérification de plusieurs milliers de procès-verbaux et met en doute la participation dans trois départements où elle a été bien plus élevée que dans le reste du Honduras.