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Brexit, champagne et incertitudes

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Brexit, champagne et incertitudes

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Frédéric Berthelot est producteur de champagne en France. Ses huit hectares de vignes qui sont répartis sur plusieurs villages dans la Marne lui permettent de produire près de 40 000 bouteilles par an.

Le vote en faveur du Brexit est intervenu au moment où il souhaitait exporter vers le Royaume-Uni. Dix-huit mois après ce vote, l'incertitude demeure.

"On est effectivement dans une période de transition et de flottement, il y a donc quelques inquiétudes comme le fait que la livre a baissé et que l'euro est devenu plus cher. Le champagne est donc plus cher pour ceux l'achètent en euro", souligne le propriétaire de la maison Roger Barnier.

Il attend toujours de connaître les règles qui régiront les échanges après le Brexit. Les discussions en vue de trouver un accord commercial n'ont pas encore débuté à Bruxelles.

Le futur accord alourdira-t-il la charge administrative ? Quel sera le montant fixé pour les droits d'accises, la taxe dont il faut s'acquitter pour commercer de l'alcool ? Autant d'interrogations qui ne l'empêchent pas de rester optimiste.

"Pour les petits vignerons comme moi, je pense que ça n'est pas très inquiétant. L'Angleterre est un marché très mature. Les Anglais connaissent très bien les vins et très bien aussi le champagne. Pour moi, c'est presque une opportunité parce qu'ils vont désormais rechercher davantage un rapport qualité-prix-plaisir. Je suis positionné sur ce secteur-là donc je pense que ça va aller. Je ne suis pas inquiet" explique Frédéric Berthelot.

En 2017, ses exportations de champagne à destination du Royaume-Uni ont représenté environ 1% de sa production, soit 400 bouteilles.