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À Munich, un climat de guerre froide

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À Munich, un climat de guerre froide

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Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov, suivi du président ukrainien Petro Porochenko... Deux hommes et deux pays, cette année encore, au centre des débats à la Conférence sur la Sécurité de Munich.

Depuis la crise ukrainienne et l'annexion de la Crimée par des troupes russes en 2014, l'OTAN a renforcé sa présence en Europe de l'Est.

"Poursuivre les sanctions contre la Russie"

Une stratégie que défend l’ancien ambassadeur des États-Unis à l'OTAN, Nicholas Burns :

"L'objectif est de contenir la puissance russe dans la région, compte tenu de ses actes illégaux en Crimée, dans le Donbass et en Géorgie. C'est une réponse qui va dans le bon sens. Les ministres de la Défense de l'OTAN ont décidé d’augmenter leurs engagements. Nous avons des troupes en Pologne et dans les pays baltes. Je pense que l'OTAN défend une position commune sur le fait qu’il faut poursuivre les sanctions contre la Russie."

"La sécurité ne doit pas être divisée en blocs"

Moscou, de son côté, ne cesse de dénoncer le renforcement du dispositif militaire de l’OTAN près de ses frontières, déplorant une mentalité de "guerre froide".

Konstantin Kosachev est président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat russe :

"La Russie estime que la sécurité est indivisible, que la coopération dans le domaine de la sécurité ne doit pas être divisée en blocs. L’attitude de l'OTAN crée de nouvelles menaces, sa position a toujours été anti-russe. Et malheureusement, la Russie est accusée de tous les problèmes auxquels est confronté l'Occident."

A l'extérieur, plusieurs centaines de personnes ont manifesté pour la paix et le désarmement. La Conférence sur la Sécurité de Munich se poursuit tout le week-end dans la capitale bavaroise