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Les accusations d'ingérence russe sont du "baratin"

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Les accusations d'ingérence russe sont du "baratin"

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L'inculpation aux Etats-Unis de treize citoyens russes - dont un proche du président Poutine - et de trois sociétés, à qui il est reproché d'avoir interféré dans la campagne présidentielle américaine de 2016, s'est invitée, samedi 17 février 2018, à Munich (Allemagne), au beau milieu des débats de la conférence sur la sécurité. Ils sont en particulier accusés de complot en vue de tromper les Etats-Unis.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a balayé d'un revers de main toute ingérence de son pays. "Vous savez, je n'ai rien à répondre à cela, a-t-il déclaré. Tout et n'importe quoi est publié. Nous voyons une multiplication des accusations, affirmations et déclarations. Pour moi, tant qu'on a pas de faits, tout ça c'est du baratin."

Ces inculpations par le procureur spécial Robert Mueller, chargé de l'enquête, n'ont pas été non plus du goût du président Donald Trump, qui conteste tout lien entre son équipe de campagne et la Russie. Dans l'un de ses innombrables tweets, il a nié toute "collusion", par conséquent, tout soutien en sous-main de la Russie de Poutine.

Cela dit, son propre conseiller à la sécurité nationale, H.R. McMaster, a, aussi à Munich, évoqué des "preuves irréfutables" contre la Russie, et évoqué une "campagne de subversion politique". Peut-être un nouveau couac dans l'administration Trump.