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Crash aérien : plusieurs passagers n'étaient pas à bord

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Crash aérien : plusieurs passagers n'étaient pas à bord

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Reuters
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Alors que les recherches se poursuivaient lundi pour retrouver l'avion de ligne qui a disparu dimanche à 500 km au sud de Téhéran, le bilan pourrait être revu à la baisse. Au moins trois passagers devant embarquer ont fait savoir qu'ils n'avaient finalement pas pris l'avion. Ont-ils été comptabilisés dans le bilan provisoire ? Cette question n'a pas encore été tranchée.

C'est le cas d'Akis Tselentis, un sismologue grec. Ils aurait dû embarquer mais a renoncé à son voyage in extremis, a rapporté l'agence de presse grecque ANA. "J'avais prévu d'aller à Yasouj sur ce vol, ou le prochain si je l'avais manqué, mais à cause d'énormes embouteillages à Téhéran, je ne suis pas monté dans l'avion à la fin ", a déclaré le scientifique. 

"Les communications téléphoniques sont très difficiles ici et je n'ai même pas pu contacter ma famille durant des heures", a indiqué Akis Tselentis. "Heureusement pour moi, il y avait un embouteillage à Téhéran et quand je suis arrivé à l'aéroport, l'avion était déjà parti." 

A ce stade, le bilan de cette catastrophe aérienne fait toujours état de 66 disparus dont six membres d'équipage.

Parti de Téhéran dimanche matin, le bimoteur à hélices, un ATR 72 de la compagnie Aseman Airlines, assurait la liaison entre la capitale et Yasouj. L'appareil a disparu des écrans radar pendant une tempête de neige dans la région des monts Zagros en début de matinée alors qu'il approchait de sa destination.

Les autorités estiment que l'avion s'est écrasé, et tous ses passagers sont présumés morts.

Le Bureau (français) d'études et analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a annoncé l'envoi de trois "enquêteurs" et "conseillers techniques" devant aider l'enquête diligentée par les autorités iraniennes pour déterminer les causes de l'accident. Ils sont attendus lundi soir à Téhéran.

Une compagnie sur la liste noire des autorités européennes

Aseman Airlines a été ajouté en décembre 2016 sur la liste noire des compagnies aériennes interdites dans l'Union européenne. Par le passé, l'Iran a accusé les États-Unis de mettre en danger son système de transport aérien du fait des sanctions commerciales américaines visant la République islamique et que Téhéran juge contraires au droit international.

L'accord international sur le nucléaire iranien conclu en 2015 par l'Iran a permis de lever une partie de ces mesures. A la suite de cet accord, Aseman Airlines a conclu en juin 2017 avec l'avionneur américain Boeing un accord portant sur l'achat de 30 appareils pour un montant de 2,4 milliards d'euros.

Cet accord pourrait néanmoins être rendu caduc si le président des États-Unis Donald Trump décide de réimposer les sanctions américaines levées au titre de l'accord de 2015 comme il a menacé de le faire.

Avec Agences