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Barrage Ligue 2: AC Ajaccio-Le Havre sous haute tension, après le report

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Barrage Ligue 2: AC Ajaccio-Le Havre sous haute tension, après le report

Barrage Ligue 2: AC Ajaccio-Le Havre sous haute tension, après le report
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La finale de barrage de L2 entre l'AC Ajaccio et Le Havre va se jouer dimanche (19h00) avec deux jours de retard, le blocage du car normand par des supporters ajacciens vendredi soir ayant entraîné le report. Place au football. Samedi matin, la commission des compétitions de la Ligue de football professionnel (LFP) a tranché, ACA-HAC "peut se jouer à Ajaccio". Dans un calendrier serré, le feu vert a été accordé en s'appuyant sur le rapport du délégué de la LFP stipulant que "l'ACA n'est pas responsable de ces incidents", et celui du coordinateur de la sécurité, Xavier Delarue, précisant que "les conditions de sécurité seront assurées et renforcées". La rencontre se tiendra bien au stade François-Coty, mais la tension est toujours palpable après les incidents de vendredi soir. Les Normands ont eu peur quand leur car a été bloqué par quelques dizaines de supporters ajacciens excités, à une cinquantaine de mètres de l'entrée du stade. Proférant des insultes racistes, ils avaient lancé des fumigènes et quelques pierres dont une avait endommagé le véhicule, provoquant son immobilisation durant près de trois heures. - Polémique - "Insultes, menaces de mort, pétards, racisme (...) je suis choqué", a réagi sur France Bleu Normandie le président du HAC, Vincent Volpé. "Nous déplorons et condamnons ces actes", a souligné de son côté le vice-président de l'ACA, Alain Orsoni, tout en précisant que "le club n'est en aucun cas responsable de ces incidents. Ils se sont produits en dehors de l'enceinte du stade et incombent à la sécurité publique". Une polémique s'en est suivie, certains Ajacciens reprochant aux Normands d'avoir refusé de jouer, les Havrais s'indignant en rétorquant que ce match ne pouvait pas se disputer dans de bonnes conditions. Riad Nouri, joueur d'Ajaccio, se disait "dégoûté", au micro de BEin Sport. "Moi j'ai envie de jouer ce soir. Ils (les joueurs du Havre) jouent leur carte aussi, je comprends. On aurait peut-être fait pareil. Moi j'ai déjà vu des bus qui n'avaient plus de vitres". - "Guérilla urbaine" - "Les conditions ne semble guère réunies pour garantir la sécurité des joueurs, répliquait pour sa part le dirigeant normand Pierre Broccolicchi. Le match doit être délocalisé, voire disputé à huis clos." Mais Ajaccio ne voulait absolument pas en entendre parler, le club ayant acquis sur le terrain, par sa 3e place, le droit de disputer à domicile cette rencontre de barrages. La décision a été prise, maintenant place au jeu pour désigner le club qui disputera au 18e de Ligue 1 le droit de monter ou rester parmi l'élite, mercredi et dimanche prochain. "Puisse la rencontre de dimanche nous permettre de revenir au jeu de football", a réagi dans un communiqué le syndicat des joueurs professionnels, l'UNFP, après avoir fustigé des supporters "capables, pour intimider l'adversaire, pour effrayer et l'empêcher de défendre normalement ses chances, d'employer tous les moyens possibles, y compris en reprenant ceux de la guérilla urbaine".
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