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NBA: Golden State-Cleveland épisode 4, tout ça pour ça

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NBA: Golden State-Cleveland épisode 4, tout ça pour ça

NBA: Golden State-Cleveland épisode 4, tout ça pour ça
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Il n'a fallu qu'une période par match à Golden State et qu'un joueur-phénomène, LeBron James, à Cleveland pour continuer à faire la loi dans leur conférence respective: pour la quatrième année consécutive, les Warriors et les Cavaliers s'affronteront en finale à partir de jeudi. Houston l'avait promis: avec l'arrivée l'été dernier de Chris Paul, finalement absent dans le "money time", les Rockets allaient faire tomber Stephen Curry et ses coéquipiers de leur trône à l'Ouest. La franchise texane a tenu parole jusqu'à... cette semaine. Elle a réalisé la meilleure saison régulière de son histoire (65 v-17 d) et relégué Golden State à la 2e place de la conférence Ouest (58 v-24 d), une première depuis 2013. Elle a ensuite fait trembler les Warriors en finale de conférence en les prenant à leur propre jeu avec une adresse diabolique à trois points et en intensité et en rapidité d'exécution sans pareil. James Harden et ses coéquipiers ont poussé les champions en titre au bord de l'élimination, en menant trois victoires à deux, mais ils ont raté deux "balles" de match. Lundi, lors du match N.7, ils ont mené de 15 points (48-33) en 2e période, avant de s'incliner finalement 101-92 devant leur public et de laisser le champ libre à Golden State. - L'absent Chris Paul - Deux jours plus tôt, ils avaient dilapidé une avance de 17 points (39-22) avant de sombrer 115-86. A écouter Harden, "cela s'est joué à deux mi-temps, dans les matches N.6 et N.7": "On n'avait pas la même énergie, pas la même intensité, c'est extrêmement frustrant", a regretté le meilleure marqueur de la saison régulière et grand favori pour titre de meilleure joueur de la saison (MVP). Son coéquipier Eric Gordon, lui, voit en l'absence de Chris Paul, blessé depuis une semaine aux ischio-jambiers, le tournant de ce duel. "Si Chris avait joué (les matches N.6 et N.7), c'est nous qui jouerions jeudi", a-t-il regretté. C'est oublier que Golden State, lorsque son attaque tourne à plein régime, lorsque ses stars ne sombrent pas dans la facilité, voire arrogance, en plein match, est de loin la meilleure équipe de NBA et peut-être de l'histoire. "Nous avons une telle puissance de jeu qu'on sait qu'il y a toujours un moment où l'équipe va enquiller les points", a expliqué Steve Kerr, l'entraîneur des Warriors, en poste depuis juillet 2014. Un chiffre résume cette insolente supériorité: lors des deux derniers matches, Golden State a marqué 35 points de plus que Houston durant les 3e périodes et 59 de plus après la pause! Et ce, alors que Stephen Curry, blessé à un genou pendant un mois entre avril et mai, n'a pas encore retrouvé son efficacité des saisons précédentes: il tourne à une moyenne de 24,8 points par match avec une réussite à trois points de 38,5%, bien loin des 28,1 points et 41,9% de la saison précédente. - 41,3 minutes par match pour James - Et quand Curry est dans un mauvais jour, Klay Thompson (20,5 pts par match) le supplée, tandis que Kevin Durant ne semble jamais douter (29 pts par match). "C'est ce qui est effrayant avec cette équipe: vous pensez que vous avez la situation bien en mains et ils mettent un panier à trois points et plus rien ne les arrête", a souligné Mike D'Antoni, l'entraîneur de Houston. Le scénario redouté quand Durant a quitté Oklahoma City pour Golden State en juillet 2016, s'est mis en place: Golden State écrase la NBA sans partage. Rares sont ceux qui voient Cleveland, qui a souffert tout au long de la saison régulière (4e) et a été bousculé par Indiana (4-3) au 1er tour et par Boston (4-3) en finale de conférence Est, stopper les Warriors en finale. LeBron James disputera certes sa huitième finale de suite, mais il a dû puiser dans ses réserves pour réaliser cet exploit et a montré des signes de fatigue contre Boston: il a joué en moyenne 41,3 minutes depuis le début des play-offs, contre 37,8 pour Durant et 35,7 pour Curry.
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