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Mondial-2018: pendant ce temps-là, l'Amérique latine cherche comment mettre fin à la série noire

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Mondial-2018: pendant ce temps-là, l'Amérique latine cherche comment mettre fin à la série noire

Mondial-2018: pendant ce temps-là, l'Amérique latine cherche comment mettre fin à la série noire
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L'Europe a les yeux tournés vers la Russie où quatre de ses sélections se disputent le trophée. Pendant ce temps-là, Lionel Messi et Neymar sont en vacances anticipées et l'Amérique latine cherche comment mettre fin à sa série noire en Coupe du monde. Pour la quatrième fois d'affilée, le trophée va rester sur le Vieux continent. Résultat, alors que le succès du Brésil en 2002 avait donné un léger avantage à l'Amérique du Sud (9 victoires en Coupe du monde), la balance penche désormais largement en faveur du Vieux continent (12 victoires après l'édition 2018). Hasard? Simple statistique? Ou bien reflet des différences d'organisation, d'infrastructures et de formations entre les deux régions majeures du ballon rond qui se partagent les victoires en Coupe du monde? Les spécialistes de toute l'Amérique latine n'en finissent plus de se poser des questions. - Individualités ou collectif - Pendant longtemps, les équipes sud-américaines se sont appuyées sur des joueurs hors pair, comme Pelé ou Maradona, pour conquérir le monde. Elles comptaient encore sur leurs vedettes pour mettre fin à leur disette cette année, mais la recette a fait long feu en Russie où Neymar et Messi ont été incapables de sublimer un collectif trop quelconque. "Dans ce Mondial, le collectif a primé sur les individualités. Les équipes encore en lice pour le titre ont un collectif solide et leurs vedettes travaillent pour l'équipe. Elles reviennent aux bases du football", a déclaré à l'AFP Raúl Gutiérrez, entraîneur de l'équipe du Mexique championne du monde des moins de 17 ans en 2011. Alberto Bengolea, journaliste sportif péruvien, minimise cependant l'échec latino-américain en Russie, car "lors des Mondiaux disputés en Europe, les équipes du Vieux continent ont trusté le dernier carré et remporté le titre". Le Brésil est la seule sélection sud-américaine à avoir brisé cette malédiction, en s'imposant en 1958 en Suède avec un jeune talentueux d'à peine 17 ans... un certain Pelé. - Perte d'identité - Pour Carlos Salas, directeur du quotidien Marca à Bogota, ce Mondial confirme que les deux géants sud-américains, "le Brésil et l'Argentine, ont perdu leur identité historique". "Pendant que les fédérations et les clubs européens se professionnalisent toujours plus, y compris chez les jeunes, ici leur principale préoccupation est de survivre économiquement et la seule solution durable qu'ils ont trouvée est de fabriquer des joueurs pour les exporter vers l'Europe en échange de millions. Ca les a pénalisés, il n'ont pas eu de modèle de jeu, ce qui explique aussi la perte d'identité de plusieurs sélections américaines", explique-t-il à l'AFP. - Formation insuffisante - La formation des joueurs est également pointée du doigt. Il n'existe pas de programmes en Amérique latine comparables à ceux impulsés en Europe par les fédérations. Pour Raul Gutierrez, la France et l'Angleterre, demi-finalistes du Mondial-2018, récoltent les fruits d'une politique de long terme. Dans le cas de la France, "un processus de travail mis en place il y a au moins 8 ou 10 ans", avec suivi d'un large éventail de joueurs qui a permis de "renouveler le vivier des internationaux", ajoute-t-il. Côté anglais, il souligne "la continuité du projet mis en place pour toutes les sélections". Résultat, deux titres de champion du monde chez les moins de 17 et les moins de 20 ans l'an dernier. Si les hommes de Gareth Southgate étaient couronnés dimanche, ce serait d'ailleurs un triplé inédit. - Des clubs aux sélections - Pour Martin Fernandes, journaliste au quotidien brésilien O Globo, "l'hégémonie des clubs (européens), qui s'explique aisément par des facteurs comme l'organisation et l'argent, s'est finalement étendue aux sélections". Les Corinthians de Sao Paulo, titrés en 2012, sont ainsi le seul club à avoir mis à mal la suprématie européenne sur le Mondial des clubs depuis 2007. burs-ol/cl/gf/el
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