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Tour de France: Fraile gagne, les Français peinent

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Tour de France: Fraile gagne, les Français peinent

Tour de France: Fraile gagne, les Français peinent
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La montée Laurent Jalabert a mal tourné samedi pour les Français: Julian Alaphilippe a été devancé par l'Espagnol Omar Fraile pour la victoire dans la 14e étape, entre Saint-Paul-Trois-Châteaux et Mende, et Romain Bardet a fléchi.

Entre les favoris, la bataille annoncée a été courte mais intense. Au profit du Slovène Primoz Roglic, le quatrième du classement, qui a grignoté quelques secondes sur le trio majeur du Tour, les Britanniques Geraint Thomas (maillot jaune) et Chris Froome (vainqueur sortant), ainsi que le Néerlandais Tom Dumoulin.

Bardet, à la peine dans le dernier kilomètre de la montée, a cédé une quinzaine de secondes à Roglic sur la piste de l'aérodrome, où il s'était classé troisième dans le Tour 2015.

"Vivement les Pyrénées !", a soupiré le Français d'un air las mais avec le sourire. "C'était encore brutal aujourd'hui".

Pour lui, l'étape s'est terminée comme elle avait commencé: mal. En début de parcours, il avait été sous pression, dans un deuxième groupe, quand le peloton avait éclaté en quatre parties sous l'effet du vent de côté avant que la Sky ne coupe son effort.

Sur les pentes très raides, supérieures à 10 %, Bardet n'a pu accompagner Thomas et Froome qui ont contrôlé la situation. Après le travail du Polonais Michal Kwiatkowski et du Colombien Egan Bernal, les deux coureurs de Sky n'ont gardé avec eux que Dumoulin.

- Froome: Dumoulin la menace -

Le Néerlandais a tenu le choc sur un terrain moins favorable pour le champion du monde du contre-la-montre. Sans pour autant paraître en mesure de menacer le duo britannique qui a rencontré de nouveau un public critique dans la montée, plusieurs spectateurs baissant le pouce à leur passage.

"On voit que ça peut faire des écarts quand c'est aussi dur", a commenté Froome. "Geraint et moi, on est plutôt content. Dumoulin est la plus grande menace. Etre aux deux premières places rend la course très difficle pour nos adversaires, ils ont deux coureurs à surveiller."

Thomas a confirmé l'avis de l'autre leader de l'équipe, qu'il précède toujours de 1 min 39 sec au classement: "Tom Dumoulin est impressionnant, il roule à son allure. Il est champion du monde de contre-la-montre, il sait gérer son effort. On ne sait pas s'il souffre ou pas."

L'intéressé s'est cantonné à un commentaire prudent: "On a essayé de s'attaquer un peu mais nous étions tous aussi forts. Nous étions pratiquement au même niveau, comme lorsque les Alpes se arrivées. On verra où ça nous mène la semaine prochaine."

- Trop tard pour Alaphilippe -

L'Irlandais Dan Martin a sacrifié pour sa part à la malchance. Une crevaison l'a retardé à l'approche de la montée de Mende et l'a condamné à une course-poursuite perdue d'avance.

"C'est le pire qui pouvais m'arriver. Je ne pouvais pas faire grand chose, je n'avais qu'à attendre", a reconnu le vainqueur de l'étape de Mûr-de-Bretagne qui était attendu à son avantage en haut de la Croix-Neuve.

Roglic, désormais pointé à 2 min 38 sec du maillot jaune, a franchi la ligne... 18 minutes après Fraile, le vainqueur du jour qui débute sur le Tour à l'âge de 28 ans.

Pour le gain de l'étape, l'Espagnol de l'équipe Astana a devancé de quelques secondes le Français Julian Alaphilippe et le Belge Jasper Stuyven.

Fraile, un Basque originaire des environs de Bilbao, a passé l'étape dans l'échappée-fleuve de 32 coureurs formée dès la première heure. Le peloton a laissé filer ce groupe qui comprenait des coureurs de 15 équipes différentes (sur 22 présentes dans le Tour).

A l'avant, Stuyven a pris ses distances à 35 kilomètres de l'arrivée. Il a abordé la dernière rampe, longue de 3 kilomètres, avec une avance à peine supérieure à une minute et demie et a buté sur la pente.

Fraile a attaqué dès le pied et a débordé Stuyven à 500 mètres du sommet, soit 2000 mètres de la ligne. Alaphilippe, qui a attendu plus longtemps, est revenu à son tour sur Stuyven mais trop tardivement pour inquiéter Fraile.

"Je ne connaissais pas l'ascension, je ne voulais pas faire un effort trop violent dès le pied", a expliqué le Français, porteur du maillot à pois du meilleur grimpeur. "Mais je n'ai pas de regret, Fraile était le plus fort."

Dimanche, la 15e étape relie Millau à Carcassonne sur un parcours de kilomètres encore favorable aux attaquants, à la veille de la seconde journée de repos.

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