Quand partiront les soldats français du Mali ? Bamako et Paris ont des avis divergents

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Par euronews  avec AFP, AP
A g. manifestation contre la Minusma et Barkhane (Bamako, le 21/08/2020) / A dr. : le président français Emmanuel Macron  (Bruxelles, le 18/02/2022)
A g. manifestation contre la Minusma et Barkhane (Bamako, le 21/08/2020) / A dr. : le président français Emmanuel Macron (Bruxelles, le 18/02/2022)   -   Tous droits réservés  AFP

La junte au pouvoir à Bamako veut que les soldats français quittent le Mali "sans délai". Le président français réplique en indiquant que la France se retirera "en bon ordre" et ne transigera pas une seconde sur la sécurité de ses soldats.

Au lendemain de l'annonce du retrait des troupes françaises actuellement déployées au Mali, la junte a demandé que ce retrait se fasse "sans délai".

Dans un communiqué lu ce vendredi à la mi-journée, à la télévision nationale, le porte-parole du gouvernement a indiqué que les résultats des 9 ans de présence militaire française n'avaient "pas été satisfaisants".

La réponse du président français n'a pas tardé. Emmanuel Macron s'est exprimé à l'issue du sommet Union européenne - Union africaine à Bruxelles. Il a commenté la décision de retrait des troupes.

Cette décision s'appliquera, en bon ordre, pour que nous continuions d'assurer pendant cette période la sécurité de la Minusma, et la sécurité de toutes nos forces armées déployées aujourd'hui au Mali. Sécurité avec laquelle je ne transigerai pas une seconde.
Emmanuel Macron
président français

Près de 2500 soldats français se trouvent actuellement au Mali. Leur retrait, le démantèlement de leurs bases et le rapatriement du matériel, ce vaste chantier pourrait s'étaler sur plusieurs mois, entre 4 et 6 selon le président français. Le double, disent même des experts.

Le sort de la Minusma

Et puis, que va devenir la mission des Nations Unies au Mali (Minusma) ? Question posée ce vendredi par le président sénégalais. Macky Sall qui rappelle qu'il s'agit d'une force de maintien de la paix.

"Ils n'ont ni le matériel ni le mandat pour faire la guerre. Qui va les protéger?", a insisté le chef de l'Etat sénégalais.

Son pays fournit 1/10ème des 13 000 hommes composants aujourd'hui la Minusma.