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Ukraine : la guerre fait passer le Covid-19 au second plan

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Par euronews
Des réfugiés font la queue à Medyka à la frontière polonaise après avoir fui l'Ukraine, le 13 mars 2022
Des réfugiés font la queue à Medyka à la frontière polonaise après avoir fui l'Ukraine, le 13 mars 2022   -   Tous droits réservés  Daniel Cole/AP   -  

Des milliers de réfugiés fuyant la guerre en Ukraine arrivent chaque jour en Pologne. Ils se déplacent sans masque et sont autorisés à entrer dans le pays sans certificat de vaccination ni preuve de tests négatifs au Covid-19.

Pour le chef de la mission de recherche et de sauvetage en milieu urbain Jean-Claude Cordeau, le Covid passe au second plan : "Le Covid à ce poste frontière, ici, à Medyka, n'est évidemment pas une priorité. Pas une priorité pour nous et pas une priorité non plus pour les réfugiés qui arrivent. Nous nous occupons principalement de l'hypothermie chez les jeunes enfants et nous traitons les cas urgents afin qu'ils puissent poursuivre leur voyage. "

Les réfugiés estiment aussi que les inquiétudes concernant le virus ont été éclipsées par le conflit, comme nous le confie Julia, originaire de Rivne : "Le Covid est une vraie maladie, mais c’est vrai que depuis le début de la guerre en Ukraine, le Covid a complètement disparu, car la guerre constitue un problème plus grave pour l'humanité."

La guerre en Ukraine a déjà forcé plus de 2,5 millions de personnes à quitter leur pays. Mais malgré la poursuite de l'offensive russe, certains ont décidé de rentrer chez eux.

C’est le cas de Klara, retraitée ukrainienne arrivée en Hongrie il y a trois semaines et qui a décidé de retourner à Uzhhorod, une ville de l'ouest de l'Ukraine pour l’instant épargnée par les combats : "J'ai eu un sentiment, c'est difficile de trouver les mots pour l’expliquer. Je suis né là-bas, c'est ma maison. Mes fils ne veulent pas que j'y retourne, mais je suis déterminée. Même si je sais que Poutine ne va pas m’attendre avec des fleurs."

L’OMS se dit inquiète de l'impact du conflit sur la santé publique en Ukraine, où la couverture vaccinale contre le Covid-19 est faible et les taux de cas et de décès élevés.