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Sri Lanka : manifestation contre le président Rajapaksa

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Par euronews  avec AFP
Des Sri-lankais protestent pour exiger la démission du président Gotabaya Rajapaksa, à Colombo, au Sri Lanka, le mardi 5 avril 2022
Des Sri-lankais protestent pour exiger la démission du président Gotabaya Rajapaksa, à Colombo, au Sri Lanka, le mardi 5 avril 2022   -   Tous droits réservés  Eranga Jayawardena/The Associated Press.   -  

La crise économique sans précédent au Sri Lanka à l'origine d'une manifestation monstre samedi à Colombo.

Des milliers de personnes réclament le départ du président Rajapaksa, accusé d'avoir détruit le pays. Le patronat et les églises anglicane et catholique se sont joints au mouvement. 

Dans un communiqué conjoint, 23 fédérations industrielles, représentant une grande partie du secteur privé sri-lankais, ont appelé à un changement de gouvernement, estimant que des millions d'emplois étaient menacés par la crise.

"L'actuelle impasse politique et économique ne saurait durer plus longtemps. Nous avons besoin d'un gouvernement intérimaire d'ici une semaine au plus tard", a déclaré Rohan Masakorala, chef de la puissante association de l'industrie du caoutchouc.

Répondant à des appels sur les réseaux sociaux, les protestataires ont parcouru la promenade du front de mer du quartier de Galle Face, dans le centre de Colombo, en brandissant des drapeaux sri-lankais et des pancartes réclamant le départ du chef de l'Etat.

Il s'agissait de la manifestation de loin la plus massive à avoir lieu depuis le début du mouvement de protestation. 

Ce pays de 22 millions d'habitants connait une grave pénurie alimentaire et de carburants, des coupures d'électricité, une inflation galopante et une dette abyssale. 

Cette crise, due à la pandémie de Covid-19 qui a privé le pays de sa manne touristique, a été aggravée par une série de mauvaises décisions politiques, selon les économistes.

Le gouvernement a reconnu qu'il s'agit de la pire crise économique depuis l'indépendance en 1948 et a demandé l'aide du Fonds monétaire international (FMI), mais les négociations pourraient durer jusqu'à la fin de l'année.