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Cybercriminalité : un Français détenu au Maroc risque l'extradition vers les Etats-Unis

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Par euronews  avec AFP
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Paul Raoult, père de Sébastien Raoult, détenu au Maroc, et son avocat Philippe Ohayon à une conférence de presse à Paris, le 2 août 2022.
Paul Raoult, père de Sébastien Raoult, détenu au Maroc, et son avocat Philippe Ohayon à une conférence de presse à Paris, le 2 août 2022.   -   Tous droits réservés  BERTRAND GUAY/AFP or licensors

Paul Raoult est un père de famille engagé dans un combat médiatique et judiciaire en France pour empêcher l'extradition de son fils vers les Etats-Unis.

Ce dernier, Sébastien Raoult, 21 ans, est emprisonné depuis deux mois au Maroc. Il a été arrêté suite à une notice rouge d'Interpol dans une affaire de cybercriminalité notamment contre des entreprises américaines. Selon son avocat, il risque une peine de 116 ans de prison s'il est reconnu coupable aux Etats-Unis.

Incarcéré depuis deux mois 

Le père du jeune homme en appelle aux autorités françaises. "Je demande à la Première ministre qu'elle prenne contact avec les Américains pour qu'ils arrêtent leurs poursuites en Amérique de manière à ce que mon fils soit jugé en France et puisse prouver son innocence", clame Paul Raoult.

Sébastien Raoult est accusé de faire partie d'un groupe de hackers à l'origine du piratage de données de grandes multinationales, telles que Microsoft.

La justice marocaine "favorable" à l'extradition

L'avocat de la famille dénonce l'inaction de la France pour défendre son ressortissant. "Le problème c'est qu'il n'y a pas de voie de recours mis à part supplier. La seule voie de recours, c'est la voie de Paul Raoult. C'est tout, alors c'est assez tragique comme situation au moins que le ministre de la justice nous réponde", déclarait l'avocat Philippe Ohayon lors d'une conférence de presse à Paris début août.

Le ministre en question Eric Dupond-Moretti a depuis expliqué qu'il n'avait pas la possibilité d'intervenir à ce stade de l'affaire. 

Dans une décision rendue fin juillet, la Cour de Cassation du Maroc a elle prononcé un "avis favorable" à l'extradition vers les Etats-Unis.