Cet article n'est pas disponible depuis votre région
Danyk Rak, 12 ans, tenant un chat sur les débris de sa maison détruite par les bombardements russes sur le village de Novoselivka, près de Chernihiv, le 13 avril 2022
Danyk Rak, 12 ans, tenant un chat sur les débris de sa maison détruite par les bombardements russes sur le village de Novoselivka, près de Chernihiv, le 13 avril 2022   -   Tous droits réservés  Evgeniy Maloletka/AP Photo   -  

Six mois de guerre en Ukraine : retour en images sur vingt faits marquants

Le 24 août marque les six mois de l'invasion russe de l'Ukraine. Depuis six mois, le monde a été témoin de destructions à grande échelle, de populations jetées sur la route de l'exil pour fuir les combats et l'horreur de la guerre. Chaque jour, jusqu'à aujourd'hui, réserve son lot de nouvelles glaçantes, comme la menace de catastrophe nucléaire. Cette guerre au cœur de l'Europe, dont personne ne pouvait imaginer l'ampleur, ne peut se résumer à son impact sur la seule Ukraine. La communauté internationale s'est dressée pour aider Kyiv à faire face à l'avancée des troupes du maître du Kremlin, même si cette aide n'est pas celle que l'Ukraine attendait. Des centaines de milliers d’anonymes, au quatre coins de Vieux Continent, se sont aussi mobilisés pour apporter un soutien, un toit aux familles qui ont quitté leur pays.  

Nous vous proposons une sélection de photos pour revenir sur les moments particulièrement marquants qui ont fait basculer tout un pays dans une situation dramatique.   

Attention, certaines clichés peuvent heurter la sensibilité des personnes non averties.

Des familles séparées après avoir quitté les zones les plus dangereuses

Au moins 12 millions d'Ukrainiens ont fui leur foyer depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, principalement des femmes et des enfants.

Petros Giannakouris/AP Photo
Roma, 10 ans, dans un bus quittant, le 7 avril 2022, la région de Mykolaiv, après que lui et sa famille ont fui Kherson, occupée par les forces russes.Petros Giannakouris/AP Photo
Markus Schreiber/AP Photo
Des personnes fuyant l'Ukraine font la queue pour monter dans un bus au poste frontière de Medyka, en Pologne, le 4 mars 2022.Markus Schreiber/AP Photo
Emilio Morenatti/AP Photo
Un homme appuie la paume de ses mains contre la fenêtre d'un train à destination de Lviv, sur le quai de Kyiv, en Ukraine. 3 mars 2022Emilio Morenatti/AP Photo
Mykola Tys/AP Photo
Des personnes se rassemblent pour prendre un train et quitter l'Ukraine pour les pays voisins à la gare de Lviv, en Ukraine. 26 février 2022.Mykola Tys/AP Photo
Visar Kryeziu/AP Photo
Des centaines de lits dans une salle de sport pour accueillir des réfugiés ukrainiens fuyant l'invasion russe dans la ville frontalière de Medyka, en Pologne, le 1er mars 2022Visar Kryeziu/AP Photo

Évacuation de la banlieue de Kyiv et voitures prises pour cible

Au début du conflit, alors que les forces russes étaient dans les faubourgs de Kyiv, les tentatives pour se mettre en sécurité se sont soldées par une tragédie pour de nombreux civils. De nombreux témoignages, étayés depuis par des enquêtes, ont fait état de soldats russes tirant sur des civils non armés fuyant les banlieues de la capitale ukrainienne à bord de leur voiture. D'autres habitants ont été fauchés par des rafales d'armes automatiques, alors qu'ils s'enfuyaient par le plus simple moyen, à pied, en laissant toute leur vie derrière eux. Pris pour cible, ils ont été abattus sur les trottoirs. Les exactions ont été particulièrement horribles dans les villes, désormais martyrs, de Boutcha et d'Irpin, où la population locale a payé un lourd tribut. 

DIMITAR DILKOFF/AFP
Des personnes évacuées traversent un pont détruit alors qu'elles fuient la ville d'Irpin, au nord-ouest de Kyiv, le 7 mars 2022.DIMITAR DILKOFF/AFP
Evgeniy Maloletka/AP Photo
Epave de voiture, peinte avec des tournesols, dans une casse de véhicules détruits par les attaques russes à Irpin.Evgeniy Maloletka/AP Photo

La vie dans les abris souterrains

Au cours des premiers mois de la guerre, de nombreux civils se sont réfugiés dans des abris souterrains pour se protéger. Que ce soit dans les grandes villes ou dans les localités de moindre importance, peu d'endroits étaient vraiment préparés à servir comme lieu où la population pouvait chercher sécurité et répit. A Kyiv et à Kharkiv, les métros ont été des places fortes, les endroits les plus sûrs pour se cacher. D'autres personnes se sont terrées dans les parkings souterrains de résidences, les caves de maisons. Certains Ukrainiens sont restés dans ces abris pendant de nombreuses semaines, en particulier dans les villes fortement touchées par les bombardements russes, comme Kharkiv et Marioupol.

Genya Savilov/AFP
Cuisine de fortune dans une station de métro utilisée comme abri anti-bombe à Kyiv, le 13 mars 2022Genya Savilov/AFP
Emilio Morenatti/AP Photo
Des personnes dorment dans le métro de Kyiv, l'utilisant comme un abri anti-bombe, le 25 février 2022Emilio Morenatti/AP Photo
Aris Messinis/AFP
Couple dans une station de métro de Kyiv, le 2 mars 2022Aris Messinis/AFP
Marienko Andrew/Unian
Habitants de Kharkiv abrités dans une cave depuis plus d'une semaine alors que les forces militaires russes bombardaient les zones résidentielles, le 6 mars 2022Marienko Andrew/Unian

Des tombes creusées devant les lieux d'habitation

De nombreux civils tués lors des violents combats à Kyiv, Marioupol et dans d'autres villes ont été enterrés à la hâte dans les arrière-cours de maisons privées ou dans les cours d'immeubles. 

Rodrigo Abd/AP Photo
Vlad, 6 ans, se tient près de la tombe de sa mère dans la cour de leur maison, dans la banlieue de Kyiv, le 4 avril 2022Rodrigo Abd/AP Photo
Rodrigo Abd/AP Photo
Mariya Ol'hovs'ka, 33 ans, pleure, le 1er avril 2022, la mort de son père Valerii, 72 ans, tué par un missile russe près de sa maison, dans la banlieue de KyivRodrigo Abd/AP Photo

Les bénévoles se lèvent

La mobilisation des Ukrainiens pour lutter contre l'invasion a impressionné le monde. Outre les dons financiers et de sang, de nombreux civils ont risqué – et risquent encore aujourd'hui – leur vie pour aider à l'évacuation de des populations des régions du pays où les affres de la guerre ont été – ou sont – les plus dures. Ils ont aussi contribué à l'approvisionnement de la ligne de front, en équipement ou en nourriture ou aidé à enterrer les morts. La population ukrainienne a aussi donné de l'argent pour acheter d'importants équipements tactiques et même un satellite.

Efrem LukatskyAP Photo
Des membres de la défense civile préparent des cocktails Molotov dans une cour à Kyiv, le 27 février 2022Efrem LukatskyAP Photo
Viacheslav Ratynsky
Des femmes préparent des pâtes pour l'armée ukrainienne à Drohobych.Viacheslav Ratynsky

Attentat à la bombe dans une maternité à Marioupol

Cette photographie de l'attentat à la bombe contre la maternité de Marioupol a fait la une du monde entier et est devenue l'un des symboles des crimes de guerre des temps modernes.

Evgeniy Maloletka/AP Photo
Les services d'urgence ukrainiens transportent une femme enceinte blessée après le bombardement de la maternité de Mariupol, le 9 mars 2022Evgeniy Maloletka/AP Photo

Des fosses communes dans la banlieue de Kyiv et dans d'autres régions d'Ukraine

Lorsque les forces russes se sont retirées de la banlieue de Kyiv, la terrible réalité de la souffrance civile a été exposé aux yeux du monde. Dans les mois qui ont suivi, des centaines d'habitants ont recherché les corps de leurs proches, jetés dans des fosses communes après avoir été abattus. Encore aujourd'hui, le difficile travail d'exhumation, entravé par la présence de mines, se poursuit. Dans la région de la capitale ukrainienne, les enterrements se succèdent encore. Des fosses communes ont également été découvertes dans d'autres zones du pays.

Rodrigo Abd/AP Photo
La main d'un cadavre émerge d'une fosse commune à Boutcha, le 4 avril 2022Rodrigo Abd/AP Photo
Rodrigo Abd/AP Photo
Des sacs plastiques contenant des cadavres exhumés d'une fosse commune sont alignés à Boutcha, le 8 avril 2022Rodrigo Abd/AP Photo

Zelensky, héros de l'Occident

Au cours des premières semaines de la guerre, les États-Unis ont proposé au président ukrainien d'être évacué en lieu sûr, hors d'Ukraine et loin des combats. Mais Volodymyr Zelensky est resté à Kyiv. Il a enfilé le treillis militaire. Aux yeux de l'Ouest, son refus de quitter son pays, de laisser la population, et ses allocutions quotidiennes à la nation et aux dirigeants mondiaux, ont fait de lui un héros un symbole de la résistance de l'Ukraine contre l'invasion russe.

Evgeniy Maloletka/AP Photo
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky pose pour une photo dans son bureau à Kyiv, le 9 avril 2022Evgeniy Maloletka/AP Photo

Attentat à la gare de Kramatorsk

L'attaque au missile qui a visé la gare de Kramatorsk le 8 avril lors des évacuations de population vivant dans l'est de l'Ukraine a été particulièrement meurtrier : 59 personnes, dont 6 enfants, ont perdu la vie.

Andriy Andriyenko/AP Photo
Corps couverts après un bombardement russe sur la gare de Kramatorsk, le 8 avril 2022Andriy Andriyenko/AP Photo
Andriy Andriyenko/AP Photo
Un cheval en peluche couvert de taches de sang gît sur un quai après un bombardement russe sur la gare de Kramatorsk, le 8 avril 2022.Andriy Andriyenko/AP Photo

Menace nucléaire sur l'Ukraine et l'Europe

La sécurité nucléaire est un problème depuis les premiers jours de la guerre, lorsque les forces russes se sont enfoncées dans le pays, depuis le nord, pour fondre sur Kyiv. Sur leur chemin, elles se sont emparées de la centrale nucléaire de Tchernobyl, reprise depuis par l'armée ukrainienne. Mais l'une des plus grandes centrales nucléaires du monde, celle de Zaporijjia, reste sous contrôle russe. Les bombardements autour de la centrale laissent planer le risque d'une catastrophe nucléaire.

Efrem Lukatsky/AP Photo
Position de tir des troupes russes près du sarcophage couvrant le réacteur n°4 de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 16 avril 2022Efrem Lukatsky/AP Photo
Efrem Lukatsky/AP Photo
Tranchées et positions de tir russes dans la "forêt rouge" hautement radioactive, près de la centrale nucléaire de Tchernobyl, le 16 avril 2022Efrem Lukatsky/AP Photo
AP Photo
Un soldat russe surveille l'enceinte de la centrale nucléaire de Zaporijia, dans le sud-est de l'Ukraine, le 1er mai 2022AP Photo

La deuxième plus grande ville du pays sous des bombardements incessants

Kharkiv, deuxième plus grande ville du pays, est sous les bombes depuis le début la guerre. Cet acharnement cible surtout le quartier résidentiel Saltivka, dans la partie nord-est de la ville. C'est l'un des nombreux endroits sur la carte du pays où les forces russes ont utilisé des armes interdites contre la population locale, telles que des armes à sous-munitions et des mines dispersables, selon un rapport d'Amnesty International.

Pavel Dorogoy/AP Photo
Un membre du service d'urgence ukrainien regarde le bâtiment de l'hôtel de ville de Kharkiv, après un bombardement, le 1er mars 2022Pavel Dorogoy/AP Photo
Serhiy Bobok/AFP
Bâtiment endommagé suite à un bombardement à Kharkiv, le 3 mars 2022Serhiy Bobok/AFP
Serhiy Bobok/AFP
Une policière réconforte un homme qui tient la main d'un parent tué après un bombardement russe à Kharkiv, le 20 juillet 2022Serhiy Bobok/AFP

Marioupol réduite en cendres

Marioupol, port stratégique sur la mer d'Azov et autrefois centre industriel important de près d'un demi-million d'habitants, a été presque complètement détruit par les intenses bombardements russes. Le chauffage, l'électricité et l'eau ont été coupés à la fin de l'hiver, de nombreux civils sont morts faute de nourriture, d'accès à l'eau ou d'hypothermie. Plus tard, le théâtre dramatique local où au moins 1 200 personnes s'étaient réfugiées avec l'espoir d'une évacuation, a été touché par un missile russe. Les premières conclusions mentionnaient 300 morts. Les dernières estimations, selon l'agence de presse AP, font état de 600 personnes qui ont perdu la vie dans cette tragédie. 

AFP
Une femme âgée passe devant un bâtiment détruit dans la ville de Mariupol, le 1er août 2022AFP

Siège de l'aciérie d'Azovstal, les défenseurs de Marioupol faits prisonniers

Les défenseurs de Marioupol, parmi lesquels les combattants du régiment d'Azov, qui s'étaient retranchés dans une aciérie du complexe industriel de la ville, ont été assiégés pendant de nombreuses semaines sans accès à la nourriture ou à l'eau potable. Finalement, ils reçurent l'ordre de se rendre et furent emmenés comme prisonniers de guerre dans les territoires contrôlés par les séparatistes pro-russes. Les autorités ukrainiennes ont promis de les libérer en un échange de prisonniers russes. Mais, pour lors, aucunes nouvelles positives  n'ont été données aux familles.

Dmytro Kozatsky/Azov regiment via AP
Un soldat ukrainien se tient sous un rayon de soleil à l'intérieur de l'usine Azovstal en ruine à Mariupol, le 7 mai 2022Dmytro Kozatsky/Azov regiment via AP
Alexei Alexandrov/AP
Des militaires ukrainiens sont assis dans un bus près de la prison d'Olenivka après avoir été évacués de l'usine Azovstal, le 17 mai 2022Alexei Alexandrov/AP

Tragédie d'Olenivka

Après l'évacuation de l'usine sidérurgique d'Azovstal, certains des combattants ukrainiens ont été incarcérés dans la prison d'Olenivka, en territoire séparatiste. Dans cette geôle, les détenus ont été placés à l'isolement total. Aucune organisation de défense des droits de l'homme n'a pu les approcher. Fin juillet, une frappe s'est abattue sur cette prison, faisant au moins 50 morts. Ce bombardement, dont Kyiv et Moscou s'accusent mutuellement, a été des plus éprouvants pour les familles sans nouvelles de leur proche, disparus après la réédition d'Azovstal. Les autorités de la République populaire autoproclamée de Donetsk ont ​​interdit aux enquêteurs internationaux d'accéder au site.

AP Photo
Corps d'un prisonnier militaire ukrainien après la frappe sur la prison d'Olenivka, dans la zone contrôlée par les séparatistes pro-russes, le 29 juillet 2022AP Photo

L'est du pays, cible stratégique pour Moscou

Après s'être retirée de la banlieue de Kyiv, sans avoir réussi à prendre le contrôle de la capitale ukrainienne, la Russie a jeté ses forces à l'est de l'Ukraine. Les troupes du Kremlin se sont concentrées sur la prise de Sloviansk, Kramatorsk, Sievierodonetsk, Lysychansk. Ces villes avaient été déjà le théâtre d'intenses combats en 2014 et 2015 lorsque les forces ukrainiennes se sont battues avec succès pour éviter qu'elles ne tombent sous le joug des milices séparatistes soutenue par Moscou qui s'étaient emparées des grandes villes du Donbass, Lougansk et Donetsk. Après les combats, avec le soutien d'organisations humanitaires internationales et du gouvernement ukrainien, ces villes étaient devenues le centre de la vie administrative, sociale et commerciale de l'est ukrainien. Aujourd'hui, ces localités sont des objectifs prioritaires pour la Russie de Vladimir Poutine. Les efforts russes déployés pour les prendre entraînent encore aujourd'hui de nombreuses destructions et sèment la mort dans la population locale.

Nariman El-Mofty/AP Photo
Volodymyr, 66 ans, blessé lors d'un bombardement russe, se tient assis sur une chaise dans son appartement endommagé, à Kramatorsk, dans la région de Donetsk.Nariman El-Mofty/AP Photo
Efrem Lukatsky/AP Photo
Une femme passe devant un énorme cratère laissé par une attaque russe dans le centre de la ville de Bakhmut, dans la région de Donetsk, le 1er juillet 2022Efrem Lukatsky/AP Photo
Bulent Kilic/AFP
Un Ukrainien passe devant une maison en feu touchée par un obus dans la banlieue de Bakhmut, le 27 juillet 2022Bulent Kilic/AFP

Destruction et défense du patrimoine culturel

Près de 200 sites historiques et culturels ont été endommagés ou détruits en Ukraine depuis le début de la guerre, rapporte l'UNESCO. Parmi eux se trouvent des musées, des églises, des centres culturels.

Alexei Alexandrov/AP Photo
Vue du théâtre de Marioupol endommagé pendant les combats à Mariupol, dans l'est de l'Ukraine, le 4 avril 2022Alexei Alexandrov/AP Photo
Vadim Ghirda/AP Photo
Des agents municipaux recouvrent la statue de Dante Alighieri avec des sacs de sable pour la protéger des dommages potentiels, à Kyiv le 23 mars 2022Vadim Ghirda/AP Photo
Bernat Armangue/AP Photo
Des agents déplacent des œuvres d'art du musée national Andriy Sheptytsky pour les mettre en sécurité, le 4 mars 2022 à LvivBernat Armangue/AP Photo
Serhiii Bobok/AFP
Des pompiers sur le site du Palais de la culture détruit par un tir de missile, à Kharkiv le 18 août 2022Serhiii Bobok/AFP

L'éducation sous le feu des bombes

Plus de 2 100 établissements scolaires ont été détruits depuis le début du mois de février. Plus de 250 sont même complètement détruits, selon le ministère ukrainien de l'Éducation et des Sciences.

Iacheslav Ratynskyi/Unian
Ecole bombardée à ZhytomyrIacheslav Ratynskyi/Unian
Nariman El-Mofty/AP Photo
Dégâts sur une école maternelle de Kyiv, après une frappe qui a explosé non loin de la cour de récréation, le 27 juin 2022Nariman El-Mofty/AP Photo

Frappes sur des infrastructures civiles à Krementchouk et à Vinnytsia

L'une des frappes aériennes les plus meurtrières sur les villes ukrainiennes est à ce jour celle qui s'est abattue le 28 juin sur un centre commercial très fréquenté à Krementchouk. 18 personnes y sont décédées, 36 autres sont considérées comme portées disparues. 23 autres personnes, dont des enfants, sont mortes lors d'une autre attaque aérienne qui a touché Vinnytsia, une ville du centre-ouest du pays.

Efrem Lukatsky/AP Photo
Vue aérienne d'un centre commercial bombardé à Krementchouk, le 28 juin 2022Efrem Lukatsky/AP Photo
Efrem Lukatsky/AP Photo
Une poussette de bébé gît renversée sur le bord d'une route après une attaque meurtrière de missiles russes à Vinnytsia, le 14 juillet 2022Efrem Lukatsky/AP Photo
Efrem Lukatsky/AP Photo
Des parents et amis assistent aux funérailles de Liza, une fillette de 4 ans, tuée par une attaque russe, à Vinnytsia, le 17 juillet 2022Efrem Lukatsky/AP Photo

Les récoltes de céréales volées ou détruites

Les autorités ukrainiennes accusent la Russie d'avoir largué des missiles pour brûler les champs de blé que les agriculteurs ont réussi à cultiver malgré le fait d'être sous la menace de munitions non explosées. Kyiv a également affirmé que la Russie a volé les céréales stockées sur les territoires désormais occupés par les troupes de Moscou.

Evgeniy Maloletka/AP Photo
Un champ de blé brûle après un bombardement russe à quelques kilomètres de la frontière ukraino-russe dans la région de Kharkiv, le 29 juillet 2022Evgeniy Maloletka/AP Photo
Ukrainian emergency service via AFP
Incendie provoqué par un bombardement dans un champ de blé dans la région de DonetskUkrainian emergency service via AFP

Les mines, ou la mort invisible

De multiples rapports font état d'Ukrainiens tués par des mines dans des zones résidentielles, sur des plages, dans les forêts, etc. Selon les experts, il faudrait des décennies pour nettoyer le pays de ces charges explosives, cachées aux yeux de tous. 

Petros Giannakouris/AP Photo
Victoria, prenant une photo de son amie Diana sur une plage d'Odessa à côté d'un panneau indiquant en ukrainien, en haut, et en russe, en bas, "Danger Mines", le 8 avril 2022Petros Giannakouris/AP Photo