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Ukraine : de nombreux pays et institutions internationales contestent les "référendums" d’annexion

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Par euronews  avec AFP
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s'adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies par vidéoconférence, mardi 27 septembre 2022,
Le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy s'adresse au Conseil de sécurité des Nations Unies par vidéoconférence, mardi 27 septembre 2022,   -   Tous droits réservés  AP   -  

Les autorités prorusses des régions séparatistes en Ukraine revendiquent la victoire du "oui" en faveur d'une annexion par la Russie. Ces "référendums" organisés par Moscou sont largement contestés.

"Laissez-moi répéter que les Nations unies restent totalement engagées envers la souveraineté, l'unité, l'indépendance et l'intégrité territoriale de l'Ukraine, au sein de ses frontières internationalement reconnues", a déclaré la secrétaire générale adjointe de l'ONU pour les Affaires politiques Rosemary DiCarlo.

Prenant la parole par message vidéo, le président ukrainien Volodymyr Zelensky, comme de nombreux membres du Conseil de sécurité, a dénoncé encore une fois des "parodies de référendums".

"Ils sont une tentative cynique de forcer les hommes ukrainiens des territoires occupés en Ukraine à être mobilisés dans l'armée russe pour les envoyer se battre contre leur patrie", a-t-il lancé, estimant également que la reconnaissance par la Russie de ces "pseudo-référendums" signifie "que nous n'avons pas à discuter avec l'actuel président russe".

Il n'y a toutefois aucune chance que le Conseil de sécurité, au sein duquel la Russie dispose d'un droit de veto, parvienne à une position commune.

Malgré tout, les Etats-Unis, avec l'Albanie, "vont mettre sur la table une résolution condamnant les simulacres de référendums, appelant les Etats membres à ne pas reconnaître tout statut modifié de l'Ukraine et obligeant la Russie à retirer ses troupes d'Ukraine", a déclaré l'ambassadrice américaine Linda Thomas-Greenfield.

Et si la Russie utilise son droit de veto "pour se protéger", "alors nous nous tournerons vers l'Assemblée générale pour envoyer un message sans ambiguïté à Moscou", a-t-elle ajouté, indiquant à la presse que ce vote pourrait avoir lieu en fin de semaine ou en début de semaine prochaine.

Jens Stoltenberg aussi a exprimé son soutien à l'Ukraine. Le patron de l'OTAN a qualifié ces référendums d'"imposture" et a estimé qu'ils "violaient le droit international".

"Les référendums truqués, la rhétorique nucléaire, combinés avec la mobilisation des forces armées en Russie. Tout cela constitue une grave escalade du conflit", a dit Jen Stoltenberg

L'UE dénonce des scrutins "illégaux" aux résultats "manipulés"

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a dénoncé mercredi les "référendums" d'annexion organisés par Moscou dans des régions ukrainiennes, les qualifiant de scrutins "illégaux" aux résultats "manipulés".

"Il s'agit d'une nouvelle violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine, dans un contexte de violations systématiques des droits de l'Homme", a-t-il écrit sur Twitter.

"Nous saluons le courage des Ukrainiens, qui continuent à s'opposer et à résister à l'invasion russe", a-t-il ajouté.

Selon les commissions électorales, dans les région de Zapporijjia, Kherson, Lougansk et Donetsk, la très grande majorité des votes serait en faveur du rattachement à la Russie.

La prochaine étape revient au Parlement russe, censé voter dans les jours qui viennent un traité formalisant l'intégration de ces régions au territoire russe.

Dans la foulée, le président russe Vladimir Poutine pourrait officialiser l'annexion.