Cinq jours après la rixe ayant conduit à la mort du militant d'extrême droite Quentin, la police a interpellé neuf personnes, dont six sont soupçonnés d'avoir participé aux violences.
Près d'une semaine après la violente rixe ayant causé la mort de Quentin Deranque, militant d'extrême-droite et identitaire, neuf personnes ont été arrêtées, dont six sont soupçonnées d'avoir participé aux violences et trois d'avoir apporté un soutien, a indiqué une source proche du dossier.
Parmi les personnes arrêtées se trouve un collaborateur de député La France insoumise (LFI) Raphaël Arnault, qui a rapidement indiqué avoir engagé "les procédures pour mettre fin à son contrat". "Comme indiqué par un communiqué de son avocat, mon collaborateur Jacques-Elie Favrot a cessé toutes ses activités parlementaires", a-t-il également écrit, avait d'assurer que l'enquête "devra déterminer les responsabilités".
Le militant nationaliste de 23 ans est décédé samedi 14 févrierd'une commotion cérébrale après avoir été violemment agressé à Lyon, jeudi, alors qu'il était venu perturber une conférence donnée par l'eurodéputée Rima Hassan.
Le groupe identitaire Némésis, qui prétend lutter contre la violence envers les femmes occidentales, affirme que Quentin faisait partie du service d'ordre chargé d'assurer la sécurité des manifestants venus perturber une conférence de Rima Hassan à l'Institut d'études politiques. Une version démentie par l'avocat de la famille de celui qui militait au sein de l'Action française, mouvement royaliste extrémiste.
LFI attaquée de toute part
Depuis l'annonce de la mort de Quentin Deranque, La France insoumise est attaquée par l'ensemble de la classe politique.
Le parti fondé par Jean-Luc Mélenchon a pourtant rapidement condamné l'agression ayant conduit à la mort de Quentin Deranque. "Tout a été truqué, arrangé pour faire croire à une sorte d’expédition du service d’ordre Insoumis pour traquer un pauvre malheureux. [...] La mort n’a rien à faire dans nos pratiques et dans nos rangs. J’ai dit des dizaines de fois que nous étions hostiles et opposés à la violence", a-t-il rappelé.
Les députés ont observé une minute de silence mardi après-midi à l'Assemblée nationale française en mémoire du militant nationaliste, tandis qu'une marche devrait avoir lieu samedi prochain à Lyon en son honneur.
Alors que le gouvernement a pointé du doigt LFI et "La Jeune Garde", le procureur de Lyon a refusé lundi de commenter ces accusations, précisant seulement que l'incident faisait l'objet d'une enquête pour homicide volontaire et coups et blessures volontaires.