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Cinéma : François Ozon pour lancer la course à l'Ours d'or à la Berlinale

Khalil Gharbia, Denis Menochet et Francois Ozon
Khalil Gharbia, Denis Menochet et Francois Ozon   -   Tous droits réservés  AP   -  
Par Euronews

C’est le grand retour du cinéma avec l'ouverture de la 72e Berlinale.

Avec leur sélection de films, les organisateurs du Festival relancent la passion d'un cinéma dont nous avons été en grande partie privés pendant la pandémie.

Le président du Jury de cette année, M. Night Shyamalan, ne cache pas son amour pour le cinéma.

"Vous savez, je prends ça très au sérieux. Mes enfants vous diraient même que je me comporte toujours comme un président de jury à la maison, parce qu’avant de voir un film je les avertis qu’ils n’auront pas le droit de regarder leur portable, et qu’après nous discuterons du film", explique le réalisateur américain.

La course au prestigieux Ours d'Or est lancée ce jeudi soir avec la projection du film de François Ozon. Le réalisateur français fait souffler l'esprit des années 1970 avec son film "Peter von Kant", qui est une relecture passionnée d'une figure du cinéma allemand, Rainer Werner Fassbinder.

"C'est un rêve pour moi d'être ici, parce que la Berlinale est évènement très important, et j'ai de très bons souvenirs. Je participe avec ce film qui est une adaptation de Fassbinder et je sais qu'il y a 50 ans, Fassbinder est venu ici même pour présenter Les Larmes amères de Petra von Kant, donc...oui c'est un grand un plaisir", dit François Ozon.

La présentation de cette nouvelle version, librement inspirée de l'originale, tenait à coeur à François Ozon, cinéaste stakhanoviste et éclectique, pour qui le réalisateur et homme de théâtre allemand décédé il y a trente ans est un modèle, dont il s'était déjà inspiré pour "Gouttes d'eau sur pierres brûlantes" (2000).

Dans sa version, le personnage principal, Petra von Kant, est remplacée par son alter ego masculin, Peter, interprété intensément par l'un de ses acteurs fétiche, Denis Ménochet ("Dans la maison", "Grâce à Dieu").

Il incarne un réalisateur égocentrique qui tombe fou amoureux d'un acteur débutant, Amir, interprété par Khalil Gharbia, dont c'est le premier rôle de cinéma. Une passion dévorante qui va finir par se retourner contre Peter von Kant lorsqu'Amir va prendre son indépendance, sous les yeux de l'une des anciennes muses du réalisateur, interprétée par Isabelle Adjani. Ultime clin d'oeil à l'histoire du cinéma, l'actrice allemande Hanna Schygulla, qui jouait dans la version de Fassbinder, reprend du service.

Au total, au cours de cette 72e édition, 18 films seront visionnés par le jury, qui s'est retrouvé physiquement autour de son président, le grand nom américain du thriller M. Night Shyamalan ("Sixième Sens", "Incassable").