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Un nouveau défi : la lutte contre le cyber-harcèlement

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Les nouvelles technologies de communication font partie intégrante du quotidien des écoliers, et il leur arrivent d’en abuser. Mails ou textos menaçants, intimidants ou humiliants, vidéos enregistrées en cachette postées sur Youtube… Ce genre de harcèlent a déjà conduit des jeunes au suicide.

Au Canada, c’est sous la neige que la famille et les amis d’Amanda Todd se sont retrouvés pour honorer sa mémoire. Dans une vidéo postée sur Youtube quelques temps avant son suicide, cette adolescente de 15 ans exprimait son désespoir face au harcèlement dont elle était victime à l‘école et sur Internet.

Vue plus de 25 millions de fois depuis sa mort, cette vidéo a été un électrochoc. Le cyber-harcèlement est aujourd’hui considéré internationalement comme un problème très sérieux.

Carol Todd, sa mère, témoigne: “J’ai perdu ma fille. C‘était une brillante et solide jeune fille. Elle était unique. En quittant notre monde, elle a laissé derrière elle un message de grande ampleur, un message qui a touché le monde entier et qui a ouvert les yeux, les oreilles et le coeur des gens.” A la suite de ce drame, des recherches sur ce phénomène, le cyber-harcèlement, ont été entreprises et commencent à en révéler les risques. Jennifer Shapka, professeur à l’Université britannique de Columbia, explique: “Avec les technologies numériques, non seulement le harcèllement tel que nous le connaissions est toujours aussi dangereux, mais ce qui est nouveau, c’est que la victime ne peux plus s’en échapper. Avec les portables, ça la suit jusqu‘à son domicile, jusque dans son lit.”

Les violences sont parfois dirigées à l’encontre des professeurs eux-même. Pour Chantal Viroulaud, le métier d’enseignante, c‘était une vocation. Mais il a suffit d’une journée pour briser la jeune femme. Au départ, il y avait des petites insultes. Et puis, le 11 décembre dernier, c’est allé bien plus loin. Un élève lance dans la salle une bombe artisanale. Une bouteille remplie d’acide. Chantal Viroulaud n’est pas blessée. Mais pour l’enseignante, c’est la violence de trop. Elle témoigne: « Le scénario qui aurait du se passer si l’élève ne m’avait pas averti, c’est que j’aurais ramassé la bouteille. Je me serais penché pour la ramasser, pour la lever très tôt, pour la montrer à la classe, et soit en me penchant, elle m’aurait explosé au visage, soit en la montrant à la classe, elle m’aurait explosé dans les mains. Et je me dis, comment en est-on arrivé à laisser ces enfants autant dériver, à ne pas avoir mis de barrière ? “

Des questions sans réponses, un sentiment d’abandon… Eric Debarbieux connaît bien ces histoires. La violence à l’école, c’est devenu le combat de cet homme. Il est membre de l’observatoire international des violences à l‘école. Il rencontre des centaines d’enseignants et d’élèves à travers la France. Pour lui, il n’y a pas de fatalité, mais il n’y a pas non plus de solution miracle: “c’est une question qui doit être résolue grâce à un travail de concertation avec les parents d’élèves, par un travail éventuellement avec la police. Mais aussi beaucoup en interne, au sein de l‘établissement”.

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