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Automobile : à Genève, les voitures de luxe restent imperméables à la crise

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Automobile : à Genève, les voitures de luxe restent imperméables à la crise

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Les considérations des McLaren, Ferrari, Lamborghini et autres Bentley sont d’une autre tonalité que celles des constructeurs généralistes comme Renault, Peugeot, Opel ou bien Fiat. Au salon automobile de Genève les marques de voitures de luxe ont dévoilé des modèles vendus entre un et trois millions d’euros. Le luxe, spécialité du salon, ne connaît pas la crise.
Un exemple : c’est sur ses luxueuses Maserati et Alfa Romeo que compte le constructeur italien Fiat pour se redresser, avec l’aide de Chrysler il est vrai.
Si les ventes de voitures en Europe ont baissé de 8,2% l’an dernier, affichant leur plus faible niveau depuis 17 ans, les voitures de luxe restent un segment d’activité traditionnellement stable dans le temps et peu affecté par les crises.

Nial O’Reilly, Euronews
“On constate donc une excellente période pour les uns et une très mauvaise pour les autres constructeurs. On va s’intéresser à ce qui se passe en haut de cette échelle de la réussite commerciale avec Kevin Rose, directeur des ventes et du marketing chez Bentley, merci M. Rose d‘être avec nous.
Vous dévoilez votre nouveau modèle Flying Spur à Genève, le salon du luxe par excellence. Qui achète ce type de voiture ?

Kevin Rose
Les clients viennent de partout, et ce sont des clients qui ont déjà un coupé ou un cabriolet Bentley à la maison et veulent aussi une berline. Ces clients veulent passer à un modèle supérieur à des choses comme la Mercedes Class S. On attire donc des clients de tous les horizons, de pays différents, d’horizons automobiles différents. Vous devez savoir que la plupart de nos clients ont quelque chose entre six et sept voitures différentes de toute façon, donc cette voiture va très bien dans leur flotte.

Euronews
J’imagine que l’Asie est un marché très important pour vous maintenant, mais en Europe, ce type de voiture ne va pas courir les rues dans les années qui viennent.

Kevin Rose
L’Asie est probablement le marché le plus large – la Chine en particulier – pour cette voiture, suivi par le Moyen Orient et les Etats-Unis. On a constaté une vraie croissance dans le segment du luxe en Chine, mais aussi dans le reste de l’Asie ces dernières années et la Flying Spur est en fait la première de nos voitures en Chine dans cette catégorie.

Euronews
La nouvelle Spur est livrée avec des gadgets électroniques comme la wi-fi : c’est la recherche qui vous dicte ce que les acheteurs veulent ?

Kevin Rose
Pour la Flying Spur, nous avons un système d’info-divertissement complètement renouvelé. Ce qui est important c’est que beaucoup de clients, à un moment donné, vont s’asseoir et voyager à l’arrière de la voiture, pour une période plus ou moins longue. Donc c’est important qu’il y ait quelque chose pour eux à l’arrière. Avec cette voiture nous proposons un nouveau système qui permet au client de s’asseoir à l’arrière de la voiture et de faire toutes les choses qu’il a à faire à partir d’un écran tactile.
Ils peuvent donc avoir accès à tout, des films jusqu’au système de chauffage ou le style de conduite de la voiture. Vous pouvez aussi télécharger une application de votre smartphone et la faire fonctionner à partir du système de la voiture. C’est vraiment la pointe de la technologie dans les voitures maintenant.

Euronews

Rolls Royce, autre propriété allemande d’une marque britannique historique, lance son nouveau modèle Wraith qui se situe sur le même marché que la Bentley Continental GT. Rolls est une marque difficile à concurrencer non ?

Kevin Rose
Nous sommes sur les mêmes segments avec Rolls Royce et spécialement avec notre modèle Mulsanne. Mais comme je l’ai déjà dit, nos clients ont six ou sept voitures donc il est très possible qu’ils aient une Rolls Royce et une Bentley.
Nous savons qu’il existe une grande sympathie pour Bentley chez les clients de Rolls Royce et vice-versa probablement. Donc nous nous faisons une concurrence à 50% amicale. Ils proposent une nouvelle voiture aussi donc on va voir comment ça se passe. Mais nous pensons qu’il y a de la place pour nous deux sur le marché.

Euronews
Nous parlons du haut de gamme du marché. Est-ce qu’une Bentley plus petite et moins chère est une chose que vous penseriez produire ?

Kevin Rose
Nous avons une large gamme qui va de notre V8 Continental au modèle Mulsanne, donc dans certains segments de notre gamme nous sommes en concurrence avec des marques comme Maserati, Aston Martin etc… Donc, la concurrence est partout et tous, nous nous battons pour sortir les meilleures voitures pour nos clients, les voitures que nos clients désirent.
Donc cette saine concurrence est une bonne chose et nous cherchons à nous développer avec de nouveaux styles de voitures aussi. Nous espérons proposer un SUV dans les prochaines années. La concurrence va continuer et on va continuer à se battre.