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La technologie au service de l'éducation

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La technologie au service de l'éducation

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Année après année, la technologie investit le monde de l‘éducation. Robotique hyper sophistiquée, tablettes numériques… Aux quatre coins du monde les professeurs renouvellent leurs outils éducatifs afin de transmettre tous les savoirs dont les enfants ont besoin pour bien grandir. Dans les salles de classe, les tableaux noirs et les cahiers laissent la place aux ordinateurs et aux tablettes numériques.

Dans certaines régions du Kenya, l‘éducation est encore très basique et le décrochage scolaire très élevé. Mais un projet éducatif a révélé que les tablettes numériques et certaines applications pouvaient être une solution pour redonner l’envie d’apprendre aux élèves. E-limu signifie “éducation” en Swahili, et c’est aussi le nom d’une application destinée aux élèves. Imaginée par une équipe de développeurs de logiciels voulant s’engager dans l’une des communautés kenyanne les plus pauvres, cette application a pour but de capter l’attention des élèves et de leur donner envie de s’instruire. Ici, près de la moitié des élèves quittent l‘école à l‘âge de 14 ans. Pour Nivi Mukherjee, une développeuse de logiciel à l’origine de ce projet pilote, un enseignement plus interactif incite les jeunes à rester plus longtemps sur les bancs de l‘école: “Aujourd’hui, au lieu d’avoir seulement des livres ennuyeux, nous avons
des animations, des jeux, des chansons, des vidéos, des quiz pour que l’apprentissage devienne amusant, interactif et agréable.”

En Estonie, les jeunes sont familiarisés à la programmation informatique très tôt. Le gouvernement a récemment lancé un programme national d‘écriture de codes, qui a pour but de sensibiliser la nouvelle génération aux technologies de l’information. La fondation estonienne Tiger Leap a participé à ce projet, qui introduit les technologies de l’information et la programmation informatique à l‘école dès l’enseignement primaire. Pour Ave Lauringson, membre de la fondation, il ne faut pas attendre que les jeunes soient trop âgés. “Nos enfants commencent à être intéressés par les tablettes et les smartphones très tôt. L’usage des technologies doit faire l’objet d’une reflexion à l‘école, dès leur plus jeune âge. C’est pourquoi l’implication des écoles primaires est justifié.”

Les enfants sont fascinés par le monde de la mécanique et de l’informatique. Et c’est la magie de la robotique: cette discipline est capable d’intéresser les enfants aux mathématiques, aux sciences et à la technologie. Cette curiosité s‘éveille très tôt, et parfois, certains finissent même par vouloir devenir ingénieur. Et au Japon, leur modèle c’est le maître de la robotique: professeur Shigeo Hirose. A 35 ans, il est connu pour son travail novateur en matière de design et de contrôle des systèmes robotisés. Il travaille dans le laboratoire de l’Institut de technologie de Tokyo. Pour lui, “pour concevoir un robot, c’est très important d’adopter un mode de réflexion propre aux ingénieurs. Très tôt, vous devez être capable de combiner votre intelligence avec votre sens tactile, votre sens du toucher. C’est comme ça que les ingénieurs pourront construire des robots utiles à notre société.”

Utiles, comme son invention la plus connue, le robot serpent, très efficace lors des opérations de sauvetage, grâce à sa flexibilité. Ses élèves, près de trente jeunes ingénieurs venus du monde entier, ont travaillé dur pour intégrer ce laboratoire. L’un d’eux, Hirotaka Komura, ironise: “Cela nous prend une semaine entière pour parvenir à certaines conclusions, quand une seule journée, si ce n’est trois minutes, suffisent au professeur Hirose. Mais comme il dit, l’important, c’est l’acte de penser.” Le rêve de nombreux élèves lorsqu’ils arrivent à l’institut de technologie de Tokyo, c’est de construire des humanoïdes, des robots qui ressemblent aux humains. Mais une fois installés, le professeur Hirose sait les convaincre que d’autres robots sont bien plus utiles. Le scientifique travaille par exemple en partenariat avec les Nations Unies pour la conception d’un robot télécommandé capable de nettoyer des zones minées.