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Maroc : un système éducatif en quête de modernisation

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Maroc : un système éducatif en quête de modernisation

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Le système éducatif marocain est atteint de plusieurs maux dont un taux élevé d’analphabétisme, des barrières linguistiques et une faible scolarisation des filles. Nous faisons le point sur place dans cette édition.

Universités : des atouts et des points faibles

Confronté à un chômage important, de nombreux jeunes Marocains sont descendus dans les rues pour réclamer une réforme de l’enseignement. Parmi eux, un mouvement spontané : “l’Union des étudiants pour le changement du système éducatif” qui s’est donnée pour mission d’agir, de débattre et d’apporter des solutions concrètes pour améliorer les conditions d’enseignement dans le pays. L’un de ses membres dénonce le budget très faible alloué par l’Etat au monde de l‘éducation et le manque de continuité linguistique dans les cursus : “les étudiants suivent des cours pendant plusieurs années en arabe et à l’université, ils peuvent se retrouver avec un programme en français,” souligne-t-il.

Pour répondre aux attentes, le gouvernement a déjà entamé une refonte du secteur de l‘éducation et de la formation afin de le rendre plus accessible et plus moderne. La nouvelle Université internationale de Rabat en est l’une des illustrations. Objectif de l‘établissement : former les cadres et les élites qui contribueront au développement du Maroc et de l’Afrique.

Plus d’informations sur le site de l’Université Internationale de Rabat

Préserver la langue amazighe

Arabe, dialecte marocain, français, espagnol ou encore amazigh… Le Maroc est multilingue du fait de cultures différentes et de pouvoirs qui ont un temps, dirigé le pays. En 2011, la langue berbère amazighe est devenue la deuxième langue officielle après l’arabe suite à la mobilisation de la communauté berbère. Elle est désormais utilisée par les instances de l’Etat et dans les écoles. L’enseignement de l’amazigh sera bientôt généralisé dans les degrés supérieurs. Mais enseigner une langue qui a toujours été transmise oralement, n’est pas simple. C’est l’Institut royal de la culture amazighe qui est chargé de la formation des professeurs.

Une chance pour les filles

Malgré des efforts pour protéger les droits des femmes, les taux d’analphabétisme et d’abandon scolaire des filles représentent probablement les défis les plus sérieux pour le système éducatif marocain. Les pressions sociales et la pauvreté jouent évidemment un rôle, mais pour de nombreuses petites filles des campagnes, l‘école est tout simplement trop éloignée.

Une ONG tente de les scolariser. Elle a créé un internat à Marrakech. Les 134 internes sont accueillies gratuitement. Seule condition pour être admise : avoir un très bon niveau scolaire.