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Jeunes Belges en Syrie : un engagement et des questions


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Jeunes Belges en Syrie : un engagement et des questions

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A l‘échelle de l’Europe, 2000 jeunes auraient quitté leur pays d’origine qu’il s’agisse de la France, la Suède ou encore la Grande-Bretagne pour la Syrie dans l’idée d’aider ou de combattre, pour certains dans des factions djihadistes opposées à l’armée du régime. Le phénomène inquiète les gouvernements européens : ils craignent qu’au retour éventuel de ces volontaires, ils ne constituent une potentielle menace pour la sécurité en important leur radicalisation sur le sol européen.

La Belgique est particulièrement concernée : on estime que 300 jeunes Belges musulmans se sont engagés dans le conflit en Syrie. Proportionnellement à sa population, c’est le pays qui en Europe, compte le plus de jeunes ressortissants sur place. Une situation qui est à l’origine d’un examen de conscience d’ampleur nationale.

Parmi ces jeunes, Nora, une jeune fille de 18 ans qui a épousé un Belge peu de temps après son arrivée en Syrie. Elle a expliqué à sa mère vouloir aider les populations. Depuis, celle-ci n’a plus de nouvelles. Même chose pour le fils de Chantal, parti pour les mêmes raisons, pensait sa mère avant qu’elle ne le découvre sur une vidéo aux côtés de combattants islamistes. Dimitri Bontinck lui est allé en Syrie pour tenter de retrouver son fils, Jejoen. A 15 ans, le jeune homme s’est converti à l’Islam avant de partir là-bas alors qu’il était encore mineur.

Aujourd’hui, ces familles réclament que le gouvernement belge – qui a pourtant créé un “task force” pour s’attaquer au problème – fasse davantage pour favoriser le retour de leur enfant et interdise les organisations radicales actives sur le sol belge, des groupes comme Sharia4Belgium, suspecté d’avoir enrôlé des jeunes dans la lutte armée en Syrie.

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