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Le Japon continue à pratiquer la peine de mort

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Le Japon continue à pratiquer la peine de mort

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Un condamné à mort a été pendu jeudi matin au Japon. Le gouvernement conservateur de Shinzo Abe a ainsi procédé à sa neuvième exécution en un an et demi.

Masanori Kawasaki , exécuté jeudi à l’âge de 68 ans, avait été jugé coupable d’un triple meurtre il y a sept ans, celui de sa belle-sœur et de ses deux petites-filles. Selon le ministre de la Justice Sadakazu Tanigaki, c‘était un cas extrêmement cruel et l’exécution a été décidée après une prudente réflexion”.

Actuellement, 128 autres condamnés attendent dans le couloir de la mort au Japon où la peine capitale est largement soutenue par la population. Le Japon et les Etats-Unis sont les seules démocraties industrialisées où cette peine est toujours appliquée.

De nombreuses associations internationales de défense des Droits de l’Homme dénoncent cette pratique en fustigeant la cruauté d’un système qui laisse souvent les condamnés dans l’attente de leur exécution pendant plusieurs années. Certains d’entre eux sont avertis de leur mise à mort à peine quelques heures avant.

“Les condamnés à mort vivent tous les jours dans la peur permanente de leur exécution, ne sachant jamais si elle ne va pas arriver le lendemain. Cela ajoute une torture psychologique à une peine déjà cruelle et inhumaine”, a déclaré Roseann Rife, directrice de recherche d’Amnesty International pour l’Asie du sud-est.

Même si la peine capitale n’alimente pas souvent le débat public au Japon, le pays a récemment été secoué par les révélations concernant plusieurs erreurs judiciaires ayant conduit au couloir de la mort.

Le cas le plus célèbre concerne Iwao Hakamada, un homme de 78 ans relâché après avoir passé près d’un demi-siècle dans l’attente de son exécution. Il avait été condamné en 1968 à la peine de mort pour un quadruple meurtre qu’il a toujours nié.

Avec AFP