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Echec du deuxième tour de la présidentielle grecque


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Echec du deuxième tour de la présidentielle grecque

Le deuxième tour de l‘élection présidentielle en Grèce s’est soldé par un échec pour le pouvoir. Stavros Dimas, soutenu par le Premier ministre Antonis Samaras n’a pas pu être élu par les députés. Il a en effet recueilli 168 voix alors que 200 au moins étaient nécessaires.

Un troisième tour aura donc lieu le 29 décembre. Les réactions du Premier ministre et du chef de la gauche radicale ont déjà un petit air de campagne électorale.

“J’espère sincèrement que le dernier tour nous permettra d‘éviter un risque national, une mésaventure nationale .Le troisième tour ne se calculera pas au nombre de députés présents. Chaque vote aura un nom et un visage” prévient Antonis Samaras.

“Ni ce Parlement ni le peuple grec ne signeront un chèque en blanc à Monsieur Samaras pour le laisser appliquer le memorandum et les exigences du plan d’austérité qui a entraîné des coupes dans les retraites, le système de santé et a ravagé la société grecque” a asséné pour sa part Alexis Tsipras, le dirigeant de Syriza.

Si le troisième tour est un échec, alors le Parlement sera dissous et des élections législatives seront organisées en début d’année prochaine. Le parti de la gauche radicale Syriza, anti-ausérité, est donné gagnant.

“Ils jouent à ce petit jeu pour tromper le peuple. Regardez, je peux juste m’acheter un demi kilo de viande, confie une femme sur le principal marché aux viandes d’Athènes. Qu’est-ce que les élections vont nous apporter de bien ? Ils collectent de l’argent pour eux-mêmes, pour assurer leur propre avenir.”

“Après le deuxième vote infructueux d’aujourd’hui, les députés grecs retourneront au Parlement lundi prochain pour le troisième et dernier tour. Ils auront à faire un choix politique clair : soit élire un nouveau président, soit conduire le pays aux urnes” conclut notre correspondant à Athènes Stamatis Giannisis.

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