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Chute des prix du pétrole: quelques conséquences pratiques


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Chute des prix du pétrole: quelques conséquences pratiques

Depuis l‘été dernier, les prix du pétrole s’effondrent. En quelques mois, le baril (“light sweet crude” et Brent) a perdu près de 50%, passant sous la barre des 50 dollars. Globalement, les pays importateurs se réjouissent de cette baisse, alors que pour certains gros producteurs, cette chute des ressources pétrolières constitue un gros manque-à-gagner.
En tout cas, cette baisse a un impact au niveau planétaire, tant l‘économie mondiale est dépendante de l’or noir. Voici quelques-unes des conséquences indirectes, et parfois inattendues, de cette situation.

Les chaudières à fioul tournent à plein


Heureux sont les ménages qui se chauffent au fioul, le prix de ce carburant étant dépendant des cours du pétrole. Cela représente plus de 4 millions de ménages en France. Pour eux, la facture énergétique s’est allégée, le litre de fioul étant passé de 90 à 80 centimes entre fin 2013 et fin 2014. « Si cette tendance se maintient durant l’hiver, la facture des foyers devrait se situer entre 15% et 20% au-dessous de celle de l’hiver dernier, à conditions climatiques équivalentes », estime Stephan Silvestre, spécialiste des risques énergétiques (voir interview ici).
Revers de la médaille : ces chaudière étant souvent vétuste, cela risque d’accentuer la pollution de l’air.
Plus d'infos ici.

Les pétroliers "dégraissent"


La baisse des cours du pétrole a amené les géants pétroliers à restreindre leurs programmes d’exploration. Cela se traduit par des chantiers suspendus voire arrêtés. Et par ricochet, tous les sous-traitants de ce secteur d’activités sont à la peine. 9000 suppressions de postes sont d’ores et déjà annoncés chez le groupe de services pétroliers franco-américain Schlumberger.
Plus d'infos ici.

Les énergies propres pénalisées


La hausse des prix du pétrole ces dernières années avait amené des nombreux investisseurs à se financer le développement des énergies alternatives, renouvelables (éolien, solaire, hydraulique, biomasse…). « Un prix du pétrole élevé (encourageait) les entreprises à investir dans l’efficacité énergétique, explique Valérie Lemaigre, chef économiste de la Banque cantonale de Genève. La baisse du brut nuit à cette dynamique de compétitivité. »
Interview ici.

Des billets d'avion moins chers ?


Avec cette baisse des cours du pétrole, les dépenses des compagnies aériennes s’allègent, mais cela ne va (malheureusement) pas forcément se répercuter sur les prix des billets. « Dans un contexte de crise et de concurrence acharnée où les prix des billets d’avion sont déjà très bas, les compagnies préfèrent profiter de ce bol d’oxygène soit pour renflouer leurs caisses ou augmenter leur trésorerie », estime ainsi Frédéric Beniada, journaliste à France Info et spécialiste des questions aéronautiques.
Lire ici.

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