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A qui la Grèce doit-elle de l'argent ?

Le nouveau gouvernement grec a entamé lundi un tour d’Europe pour expliquer ses positions sur la dette de la Grèce et sa soutenabilité. En clair

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A qui la Grèce doit-elle de l'argent ?

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Le nouveau gouvernement grec a entamé lundi un tour d’Europe pour expliquer ses positions sur la dette de la Grèce et sa soutenabilité. En clair, pourquoi le gouvernement Tsipras veut renégocier cette dette qui se monte aujourd’hui à 325 milliards d’euros.
Si la zone euro et Athènes ne s’entendent pas sur la restructuration de la dette grecque, l’hypothèse d’un défaut de paiement deviendrait réalité. Qui serait touché par ce défaut ?
Qui sont les créanciers de la Grèce et dans quelles proportions ?

Les plus importants créanciers d’Athènes sont les pays membres de la zone euro avec 194 milliards d’euros (graphique). Très loin devant le Fonds monétaire international et la Banque centrale européenne. A leur échelle, les banques grecques sont fortement exposées ainsi que certaines banques européennes.

Aucun pays de la zone euro si ce n’est la Grèce elle-même, est favorable à une réduction de la dette grecque. En revanche, ces pays sont favorables à un rééchelonnement de cette dette, à son réaménagement. “Nous pouvons reporter les échéances de la dette grecque pour soulager la charge de cette dette”, affirme l’Eurogroupe, mais il n’est pas question de réduire son montant”.

Dans la zone euro, les Etats créanciers de la Grèce les plus importants sont logiquement les quatre plus grandes économies de la zone. Celles qui ont contribué à aider la Grèce en proportion de leur taille. Avec par ordre décroissant : l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne.

Pourtant le coût de la dette grecque par habitant, c’est aux Pays-Bas qu’il est le plus élevé (graphique). La Grèce doit à chaque citoyens néerlandais la somme de 708 euros et 700 euros à chaque citoyen allemand.

Toute décision concernant le programme de sauvetage financier de la Grèce aurait des conséquences pour les autres pays européens ayant déjà bénéficié de ce programme d’assistance de la part de leurs partenaires : Irlande, Portugal, Espagne et Chypre seraient fondés à réclamer les mêmes faveurs si Athènes obtient des allègements significatifs sur la charge de sa dette.