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Honduras : la mythique "cité blanche" découverte dans la jungle ?

Serait-ce la plus importante découverte archéologique de ces dernières décennies ? Une équipe d’archéologues américains et honduriens vient en effet de mettre au jour les vestiges d’une civilisation précolombienne. Mais il est, à ce jour, trop tôt pour conclure qu’il s’agit de la mythique “cité blanche”, objet de nombreuses quêtes et rumeurs.

L’expédition a permis de localiser ce site archéologique jamais exploré auparavant. Les premières photos ont été publiées ce lundi 2 mars sur le site du magazine National Geographic qui assure déjà que cette découverte pourrait être la plus importante du début du XXIe siècle.

Des archéologues ont étudié et cartographié des places, terrassements, monticules ainsi qu’une pyramide appartenant à une culture ayant prospéré il y a un millier d’années avant de disparaître. Selon le site internet de la National Geographic Society, l’équipe scientifique est retournée mercredi sur le site et a découvert des sculptures en pierre demeurées intactes. rapporte le site NationalGeographic.com.

La “cité blanche”, ou encore la “cité du dieu singe”, suscite les passions depuis longtemps. Elle serait située dans la région de La Mosquitia, dans le nord-est du pays. Selon les légendes locales, les populations indigènes trouvaient refuge dans cette cité blanche afin de fuir les invasions espagnoles, et personne n’en revenait jamais. Selon un des archéologues présents dans l’expédition, l’aspect inviolé du site est “extrêmement rare”.

Sur les traces du “dieu singe”

Conduite par l’université du Colorado, l’université du Honduras et l’Institut hondurien d’anthropologie et d’histoire (IHAH), avec à sa tête l’archéologue américain Christopher Fisher, l’expédition a mis à jour une pyramide de terre, des sculptures qui pourraient avoir été des offrandes, et des monticules. Parmi les pièces archéologiques découvertes, figure la sculpture d’une tête de jaguar, probablement la réincarnation d’un chaman. Selon un membre de l‘équipe de chercheurs, ces objets dateraient de 1 000 à 1 400 après J.-C.

En 1940, l’explorateur nord-américain Theodore Morde mentionne dans ses écrits l’existence de cette cité perdue après une expédition de cinq mois dans la jungle hondurienne. Les indigènes qu’il a rencontrés sur place auraient évoqué l’existence d’une statue d’un dieu singe au sein de la cité. Il refusa néanmoins de divulguer la localisation du site afin d‘éviter qu’il ne soit pillé. Theodore Morde fut retrouvé mort peu de temps après sans avoir dévoilé l’emplacement du site.

Les nouvelles technologies au service de l’histoire

Les ruines ont finalement été identifiées en 2012, grâce à une excursion dirigée par des chercheurs de l’université de Houston et du Centre américain de cartographie par laser aéroporté. Un avion équipé d’un scanner a survolé la vallée tout en sondant la jungle à l’aide d’un laser. Les chercheurs ont alors pu réaliser une carte en 3D révélant la présence de ruines archéologiques. Porfirio Lobo Sosa, président du Honduras à l‘époque, avait annoncé que toute coordonnée en relation avec la “cité blanche” relevait du secret d’Etat. Aujourd’hui, ces coordonnées restent protégées.

“Le gouvernement hondurien désire protéger ce site, mais n’a pas l’argent nécessaire. Nous avons d’urgence besoin d’une aide internationale”, a expliqué Virgilio Pardes Trapero, directeur de l’IHAH. Concernant les vestiges, ce dernier a indiqué que “le site englobe deux cités qui étaient très peuplées”. Les scientifiques ont en effet estimé que deux cités jumelles ont été bâties sur ce site par une civilisation précolombienne distincte des Mayas. Mais, pour le moment, le mystère de la “cité blanche” reste entier.

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