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FIFDH, la force des documentaires dédiés aux droits humains

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FIFDH, la force des documentaires dédiés aux droits humains

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http://www.fifdh.org/ A Genève, le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains se déroule parallèlement au Conseil des droits de

http://www.fifdh.org/

A Genève, le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains se déroule parallèlement au Conseil des droits de l’homme de l’ONU. C’est l’un des évènements les plus importants dédiés au cinéma et aux droits humains à travers le monde.

Lors de cette édition 40 films ont été présentés dont 8 premières internationales. Le jury était cette année présidé par Eric Cantona.

Depuis sa création en 2003, il a accueilli 203’000 festivaliers, dont de nombreux jeunes.
Isabelle Gattiker est la directrice générale du FIFDH : “On a eu un succès extraordinaire cette année, une ambiance électrique. De plus en plus les gens ont besoin, ont envie de voir et qu’on leur raconte des histoires, ont envie de parler, de dialoguer, de débattre, de trouver des solutions et de se rassembler autours des droits humaines.”

Dans la section Documentaires de création le Grand prix de Genève a été remis à On the bride’s side d’Antonio Augugliara, Gabriele del Grande et Khales Saliman Al Nassiry.

Ce documentaire né grâce à du crowdfunding suit des réfugiés palestiniens et syriens entrés en Italie par Lampedusa. Un poète palestinien et un journaliste italien décident de les aider dans leur voyage jusqu’en Suède en organisant un faux mariage.

Gabriele del Grande : “Les gens font confiance à des contrebandiers. Ils risquent leur vie en mer. Des milliers de personnes sont mortes. Et nous en désobéissant aux lois sur l’immigration dans ce film qui est lui même un acte de désobéissance, nous voulons inviter les autorités à réfléchir sur la nécessité de changer la loi. C’est un acte de désobéissance civile mais c’est aussi une histoire fantastique d’amitié et de solidarité entre des personnes et les gens de la mer.”

Le prix Gilda Vieira de Mello en hommage à son fils Sergio Vieira de Mello a été décerné au film “Spartacus et Cassandra”. Nous avons évoqué dans notre émission Cinéma Box le sort de ces deux enfants Roms ballottés entre deux vies. Entre l’accueil d’une jeune femme qui a monté un cirque et le quotidien de leurs parents qui vivent dans la rue…

Spartacus Ursu : “Pour moi c’est ça, le film retrace notre vie et c’est un repère en fait – c’est pour se retrouver quand on était petits, ce qu’on faisait – pour nous c’est un film familial.”

Cassandra Dumitru : “Quand le film est sorti, ça nous a fait voyager et venir ici, c’est super.”

Le grand prix de l’OMCT l’organisation mondiale contre la torture a été remis au film “Tchétchénie, une guerre sans traces” réalisé Manon Loizeau.

La journaliste pour bien connaître les différentes guerres tchétchènes est revenu dans ce pays qui vit sous la coupe de son président Kadyrov.

Manon Loizeau: “Aujourd’hui Grozny c’est un mélange de Dubai et de Las Vegas, il y a plus de traces de la guerre. C’est pas facile à faire un film documentaire, on a mis 10, 12 voyages pour le faire – toutes les personnes qui nous parlent prennent des risques, plus personne n’ose parler. C’est vraiment une véritable dictature donc pas un mot dépasse, tous les personnes qui témoignent dans ce film ont un courage immense.”

Enfin dans la section Fiction et droits humains le film australien “Charlie’s Country” a eu le grand prix.
Huit ans après Ten Canoes Rolf de Heer et son acteur fétiche David Gulpilil se sont lancés dans une nouvelle aventure cinématographique sur les peuples aborigènes.

Wolfgang Spindler, Euronews :

“Le Festival du film et forum international sur les droits humains montre d’une façon impressionnante que les films documentaires jouent un rôle social important, un rôle politique pour aborder ces thèmes en public qui reflètent les côtés les plus obscurs de notre monde.”