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Gravity : le grand retour de Kristoffersen


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Gravity : le grand retour de Kristoffersen

Bienvenue dans Gravity, notre magazine hebdomadaire consacré au ski alpin.

Le Norvégien Henrik Kristoffersen, qui avait gagné le premier slalom de la saison, renoue avec le succès quatre mois plus tard en s’imposant à Kranjska Gora.

A 20 ans, il obtient sa troisième victoire en Coupe du monde sur l’une de ses pistes préférées, la Podkoren.

L’an passé, en Slovénie, il était monté sur la troisième marche du podium à la fois en slalom et en géant.

Cette fois, c’est entre les piquets qu’il donne une leçon à ses adversaires.

Une petite consolation après sa quatrième place – toujours synonyme de frustration – lors des championnats du monde à Beaver Creek.

Ce dimanche, Henrik Kristoffersen termine avec 24 centièmes de seconde d’avance sur l’Italien Giuliano Razzoli.

Hirscher, une manche sur deux

Giuliano Razzoli n’avait plus été à pareille fête depuis le slalom d’Alta Badia il y a quatre ans quand il était encore le champion olympique de la discipline.

Meilleur temps de la première manche, le Suédois Mattias Hargin complète le podium à 86 centièmes du vainqueur.

Marcel Hirscher signe lui le meilleur chrono de la deuxième manche, mais une faute lors du premier “run” l’avait relégué à plus de 2 secondes.

Un écart trop important pour espérer mieux qu’une sixième place qui le laisse en lice pour disputer le globe de cristal à Felix Neureuther, seulement neuvième à Kranjska Gora.

Fenninger en pole pour le gros globe

A Are, Anna Fenninger n’a participé qu‘à une seule course, le géant, quand sa rivale Tina Maze a pris en plus le départ du slalom.

Et pourtant, c’est l’Autrichienne qui repart de Suède en tête du classement général de la Coupe du monde.

Le vendredi 13 a porté chance à Anna Fenninger qui a signé ce jour-là sa treizième victoire en Coupe du monde.

Pas vraiment une surprise puisqu’elle a remporté sept des dix derniers géants auxquels elle a participé.

Mais une bonne opération puisqu’elle avait 44 points de retard sur Tina Maze avant les épreuves d’Are et qu’elle en a maintenant 30 d’avance.

La Slovène s’est ratée aussi bien en géant, avec une vingtième place, qu’en slalom, où elle n’a fini que seizième.

Neige de printemps

Plus que quelques jours et ce sera le printemps dans l’hémisphère nord.

Déjà, les températures augmentent, la neige se transforme, et les skieurs doivent légèrement adapter leur technique. Explications signées Franck Piccard.

Franck Piccard : “La façon de skier est relativement la même. Après, c’est une sensation différente entre une neige artificielle où vous avez la sensation de skier un peu sur du polystyrène, c’est-à-dire sur quelque chose de très abrasif, où le ski accroche beaucoup. Chaque fois qu’on penche à peine le genou, on sent que le ski accroche la neige. Et puis vous avez ensuite des neiges de printemps, des neiges très humides, où c’est une sensation de glissade plus comme du surf ou sur l’eau. Il faut trouver un équilibre entre sa façon de skier et la neige”.

Franck Piccard, le miracle d’Albertville

Tout au long de la saison, Franck Piccard nous a apporté son expertise et nous a révélé les secrets du “grand cirque blanc”.

Il était donc temps de rendre hommage à notre consultant dans notre rubrique “skiing past”.

Nous sommes le 9 février 1992 pendant les Jeux olympiques d’Albertville.

Franck Piccard s’apprête à prendre le départ de la descente disputée à Val d’Isère, dans sa Savoie natale.

Trois semaines plus tôt, hors de forme, il n’a terminé que 70e à Garmisch-Partenkirchen, à 7 secondes du vainqueur.

Aussi personne ne l’imagine capable d’un coup d‘éclat sur la Face de Bellevarde, l’une des pistes les plus redoutables du circuit avec ses 1.000 mètres de dénivelé.

Il va pourtant déjouer tous les pronostics en ne venant échouer qu‘à 5 centièmes de seconde du colosse autrichien Patrick Ortlieb, parti avec le dossard numéro 1.

Franck Piccard dira volontiers que “cette deuxième place est l’une de ses plus belles victoires”.

It’s snowtime

Rendez-vous dimanche prochain pour un numéro exceptionnel de Gravity tourné à Méribel, théâtre des finales de la Coupe du monde de ski alpin.

En attendant, on se quitte avec les plus belles images des courses d’Are et de Kranjska Gora : it’s snowtime !

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