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Petro Porochenko : "l'Union européenne passe un test"


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Petro Porochenko : "l'Union européenne passe un test"

Un président ukrainien confiant avant le sommet européen ce jeudi à Bruxelles où les 28 se réunissent pour discuter, entre autres, des sanctions contre la Russie. Petro Porochenko a accordé une interview à notre correspondant à Kiev, Sergio Cantone, qui lui a demandé, entre autres, ce qu’il attendait des dirigeants européens et s’il pensait que l’Union européenne était unie pour trouver une solution à la crise ukrainienne.

Petro Porochenko : “C’est un test très important que l’Union européenne passe maintenan parce que d’un côté ils parlent d’argent, les Russes parlent d’argent, du coût des sanctions etc… L’Union européenne et l’Ukraine parlent des valeurs et ça ce sont deux univers complètement différents : les valeurs et l’argent. Et je suis absolument certain que l’Union européenne et tous les leaders des Etats membres réussiront le test.. Et qu’attendons-nous? Nous attendons que l’Union européenne reste unie et que ce sera non seulement une unité à l’intérieur de l’Union européenne, mais aussi une unité avec le monde entier, avec les États-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie, la Suisse. Une unité avec le monde entier et un comportement absolument responsable.

Nous nous attendons à une très, très forte déclaration selon laquelle si la Russie ne respecte pas l’accord de Minsk, si la Russie ne libère pas la Crimée, les sanctions seront prolongées ou élargies “.

Euronews : Avez-vous peur que la Crimée puisse devenir un centre militaire ? Petro Porochenko : “C’est déjà devenu un centre militaire et autant que je sache le Président russe a déclaré qu’ils ont installé en Crimée un missile nucléaire. Je pense que ce n’est pas une question d’indépendance ukrainienne ou de souveraineté ukrainienne sur la Crimée. Cela accroît de façon significative un danger dans ce conflit à grande échelle dans la région de la Mer Noire. Parce que ce missile a une portée de 500 kilomètres et peut facilement atteindre plusieurs États membres de l’OTAN. Cela devrait entraîner une certaine réaction.

Un autre problème concernant la Crimée est la situation humanitaire là-bas. Il y a une violation brutale des droits de l’homme.
Les Tartars de Crimée, qui sont plus de 300 000, subissent une pression sévère. Les dirigeants de ce peuple sont dans des prisons en Russie ou font face à une interdiction d’entrer en Crimée, comme sous Staline”.

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