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Un aller sans retour pour les candidates au jihad

Contrairement aux hommes, rares sont les femmes jihadistes à pouvoir quitter la Syrie ou l’Irak. En février dernier, “trois adolescentes britanniques

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Un aller sans retour pour les candidates au jihad

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Contrairement aux hommes, rares sont les femmes jihadistes à pouvoir quitter la Syrie ou l’Irak. En février dernier, trois adolescentes britanniques quittaient librement le Royaume-Uni pour venir grossir les rangs d’Etat islamique.

Une journaliste française, utilisant le pseudonyme ‘Ana Erellle’ s’est fait passer pour une candidate au jihad : “On a entamé un dialogue où moi, je me suis fait passer pour une fille que j’improvisais au jour le jour d’une vingtaine d’années, pas bête, mas vraiment sans repères. Je suis allée jusqu‘à Amsterdam pour suivre les consignes qu’il m’avait donné et là tout a dérapé parce qu’il n’a pas respecté certaines de ses promesses, entre guillemets. Bilel s’est mis à me menacer et très vite, c’est son entourage” raconte-t-elle.

Il y aurait environ 600 occidentales qui auraient ainsi rejoint la Syrie ou l’Irak. Parmi elles, Sarah, une adolescente française, originaire de l’Aude, aujourd’hui mariée à un Tunisien en Syrie. Ses parents se sentent complètement impuissants.

“Malheureusement, ce qu’on entend autour de ces jeunes qui partent, c’est l’espoir de vivre leur religion, que j’entends en tout cas à mon sens de leur secte, avec l’espoir bien entendu de pouvoir l‘étendre au plus grand nombre d’habitations de cette terre. D’où le danger, d’où la gravité des choses” explique Samia Maktouf, avocate défendant les familles dont les enfants sont partis en Syrie.

Sur environ 600 occidentales qui auraient rejoint les rangs d’Etat islamique, seulement deux auraient réussi à s‘échapper pour revenir en Europe. La France vient d’annoncer la création de deux cellules de “community managers” pour lutter contre la propagande jihadiste sur internet.