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La montée de l'extrême-droite dans les pays scandinaves


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La montée de l'extrême-droite dans les pays scandinaves

Soirée de fête pour le Parti populaire danois (DF). La formation anti-immigration a réalisé une percée spectaculaire aux élections législatives en recueillant plus de 21 % des suffrages, ce qui en fait désormais le deuxième parti politique au Danemark, et surtout la première formation du bloc de droite. La gauche est délogée du pouvoir.

Avec la victoire du droite populiste, le Danemark a confirmé en Scandinavie la montée des partis politiques anti-immigration et d’extrême-droite.

En Suède, aux élections du 14 septembre 2014, le parti d’extrême-droite Social Démocrate est devenu le troisième plus gros parti du pays.

Et en Norvège, aux dernières élections d’octobre 2013, le Parti du progrès (FrP), formation populiste et anti-immigrés, rentrait pour la première fois au gouvernement, quarante ans après sa création.

Une des raisons de cette réussite se base principalement sur l‘économie. Même si sur ce plan là, ces pays sont en meilleur santé que le reste de l’Europe, la crise financière internationale puis celle de la zone euro les ont fortement touchés.

S’ajoute à cela le problème de l’immigration. Les pays scandinaves ont les politiques migratoires les plus accueillantes et protectrices du monde. Cette réputation est aussi la cause principale d’une forte migration vers ces pays.

Même si le taux de criminalité est le plus bas d’Europe, les partis populistes ne se gènent pas pour diaboliser les étrangers.

Grâce à leurs exportations de pétrole et un taux de chomâge le plus bas de l’Europe les pays scandinaves ont besoin de main d’oeuvre étrangère. Ce qui créé un vrai paradoxe pour des nouveaux gouvernements anti-immigration, mais qui ont besoin de nouveaux arrivants.

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