DERNIERE MINUTE

Vous lisez:

Hiroshima et Nagasaki, 70 ans après


Japon

Hiroshima et Nagasaki, 70 ans après

Il y a 70 ans, l’Enola Gay larguait l’enfer sur Hiroshima et Nagasaki. L’explosion de «Little Boy» puis de «Fatman», les 6 et 9 août 1945 allait faire plus de 200 000 victimes, et catapulter l’humanité dans l‘ère nucléaire.

Un grand choc qui a précipité la fin de la seconde guerre mondiale et bouleversé l‘équilibre mondial…

Aujourd’hui, l’American University à Washington consacre une exposition à cette tragédie. Photographies, objets de l‘époque, oeuvres d’art, des pièces parfois jamais montrées en Amérique pour revenir sur un évènement qui a marqué à jamais la conscience collective.

L’histoire dit qu’en prenant la décision de larguer les bombes, le président Truman espèrait sauver des milliers de vie de soldats et sous-estimait leurs effets dévastateurs. Peter Kuznick, commissaire de l’exposition, assure le contraire:

“Les bombes atomiques non seulement ont tué des centaines de milliers de personnes innocentes inutilement pendant la guerre, mais elles ont montré qu’anéantir toute vie sur notre planète était possible. Et ce qui est si choquant à mes yeux, c’est que Truman savait que ce qui allait arriver.”

En vérité, les Américains voulaient aussi tester les bombes à uranium et au plutonium qu’ils étaient seuls à posséder, pour intimider le nouvel adversaire, l’Union soviétique…

Martin Sherwin, historien, explique:
“L’utilisation de ces bombes dans une guerre contre un ennemi déjà pratiquement à terre a clairement légitimé l’arme nucléaire, poussé Staline à faire tout ce qu’il pouvait pour obtenir le plus vite possible l’arme nucléaire et a lancé la course aux armements. Et sous Eisenhower, elle a été épouvantable.”

L’exposition illustre cette course folle du toujours plus nucléaire, puis les efforts des Etats en faveur du désarmement…

Exposition à voir jusqu’au 16 août.

“Hiroshima et Nagasaki ont changé à jamais la pensée stratégique. Le monde a connu de nombreux conflits armés depuis, mais rien de tel que les horreurs provoquées par cet avion derrière moi. La peur de la bombe nucléaire reste intacte aujourd’hui” conclut notre correspondant sur place, Stefan Grobe.

Chaque histoire peut être racontée de plusieurs manières differentes : retrouvrez les perspectives des autres journalistes d'euronews dans nos autres équipes linguistiques.

Prochain article

monde

Retour d'exil pour plusieurs ministres au Yémen