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Lendemain politique difficile pour le gouvernement Tsipras


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Lendemain politique difficile pour le gouvernement Tsipras

La Grèce s’est réveillée avec une sacrée gueule de bois politique : défiance de Syriza, appui de l’opposition, gouvernement amputé…
Après avoir fait adopter les premières et difficiles réformes exigées par les créanciers en préalable au nouveau plan d’aide, le Premier ministre Alexis Tsipras doit à présent en tirer les conséquences.

Hier soir, avant le vote, il a su être convaincant face aux opposants en évoquant la menace de sortie de la zone euro qui avait été sa limite dans les négociations :

Ce chantage dont vous parlez, pensez-vous qu’il est réel ou imaginaire ? Si vous croyez qu’il est imaginaire, alors je suis ouvert à d’autres options, et nous pouvons ainsi aller de l’avant. Mais si vous croyez que le chantage est réel, alors il n’y a pas d’autre option pour nous tous que de partager le fardeau de cette responsabilité“.

229 députés ont finalement dit oui et 64, non.

Parmi eux, 39 députés de son parti Syriza : à commencer par
Yanis Varoufakis, l’ancien ministre des Finances, qui comparait hier l’accord européen au traité de Versailles de 1919 qui avait ruiné l’Allemagne, et la très virulente présidente du Parlement Zoé Konstantopoulou qui avait appelé tout le monde à voter non.

Dans le camp du oui, Tsipras a pu, en revanche, compter sur l’opposition (Nouvelle Démocratie et son leader Evangelos Meimarakis notamment) qui a promis de ne pas remettre en cause le gouvernement pour le bien du pays.

Il faudra sans doute tout de même passer par un remaniement ministériel.

Après le vote, le chef de file des frondeurs du gouvernement, le ministre à l’Energie et à l’Environnement Panagiotis Lafazanis a d’ailleurs déclaré :

Si, à un certains moment, ma démission est demandée, elle sera à disposition du Premier ministre. C’est son droit, je le respecte, et je respecte et j’admire l’homme.”

Et en quittant le parlement, vers 2h du matin, après le vote, Yanis Varoufakis a assuré que son vote contre les mesures d’austérité n‘était pas un vote contre le gouvernement d’Alexis Tsipras.

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